COUP DE CŒUR. (VO) The Little Book of Hygge de Meik Wiking 🕯

The Llittle Book of Hygge

~ 4ème de couverture ~

Denmark is often said to be the happiest country in the world. That’s down to one thing: hygge.

‘Hygge has been translated as everything from the art of creating intimacy to cosiness of the soul to taking pleasure from the presence of soothing things. My personal favourite is cocoa by candlelight…’

You know hygge when you feel it. It is when you are cuddled up on a sofa with a loved one, or sharing comfort food with your closest friends. It is those crisp blue mornings when the light through your window is just right.

Who better than Meik Wiking to be your guide to all things hygge? Meik is CEO of the Happiness Research Institute in Copenhagen and has spent years studying the magic of Danish life. In this beautiful, inspiring book he will help you be more hygge: from picking the right lighting and planning a dinner party through to creating an emergency hygge kit and even how to dress.

Meik Wiking is the CEO of the Happiness Research Institute in Copenhagen. He is committed to finding out what makes people happy and has concluded that hygge is the magic ingredient that makes Danes the happiest nation in the world.

Hygge

~ Mon humble avis ~

We need to talk about hygge

Vous connaissez le « hygge » (prononcer « hou-ga »), mode de vie/art de vivre/philosophie de vie cher aux Danois ? On en a beaucoup entendu parler ces derniers temps, notamment grâce à la traduction en français du Livre du Hygge aux éditions First, écrit par Meik Wiking, président de l’institut de recherche sur le bonheur de Copenhague – oui, apparemment il existe des chercheurs sur le bonheur, et c’est trop cool. Le hygge a donc profité d’un certain effet de mode ces derniers temps : mais qu’est-ce que le hygge bon sang de bois ?! Le hygge c’est une ambiance, un sentiment de confort, de convivialité, c’est savoir apprécier les petits plaisirs de la vie, les choses simples, vraies, partager de bons moments avec les gens qu’on aime, créer de nouveaux souvenirs ensemble. En somme le hygge c’est cultiver ce qui nous rend heureux en se concentrant sur des choses précieuses, essentielles, qu’on aurait tendance à négliger en ces temps de consommation de masse et de course après la montre. Le hygge c’est apprécier le moment présent, ne faire qu’un avec lui. Dans ce livre, qui est une vraie Bible du hygge et une vraie mine d’or pour les adeptes du cocooning, l’auteur nous explique en quatorze chapitres comment incorporer plus de hygge dans nos vies !

Un guide très complet sur le hygge (et qui fera joli dans votre bibliothèque)

Hygge

J’ai acheté The Little Book of Hygge en anglais, tout simplement parce que le livre objet est sublime ! De toute manière j’ai bien fait car l’écriture de Meik Wiking est très simple, très limpide. Toutes ses explications sont claires, il parle directement au lecteur en faisant des références à des choses que tout le monde fait/éprouve dans sa vie quotidienne. Le hygge est décortiqué, analysé, mais avec de la bonne humeur, ce qui rend la lecture très agréable. On peut y glâner quelques conseils pour vivre le bonheur à la danoise. Meik Wiking, pour cela, vous met toutes les cartes en mains : des fournitures indispensables (bougies, couvertures, chaussettes en pilou-pilou…) aux activités à partager avec les siens, en passant par quelques recettes culinaires typiquement danoises et hyggeligt (adjectif dérivé du nom « hygge »), tout y passe ! J’ai beaucoup aimé les listes très complètes apportées par l’auteur, qui ne manque jamais de conseils. En plus, le livre est joliment illustré avec de magnifiques photographies pleines de douceur.
On ressort de cette lecture instruit sur ce qu’est le hygge, mais aussi – pour ma part – avec l’envie de mettre plus de hygge dans sa vie ! (Quand ce n’est pas avec l’envie de prendre un billet d’avion sans retour pour le Danemark !) En fait, même si le hygge est difficile à définir, j’en retiens principalement la sagesse. Vivre simplement, partager des moments avec les siens. On se défait de toute considération matérielle, car finalement, comme dirait notre ami Baloo : « Il en faut peu pour être heureux ! »

J’adhère donc à 100 % au hygge et à ce livre. Je peux enfin mettre un nom sur mes petites habitudes cocoonesques : dorénavant, si on me dit que je suis casanière, je pourrais répondre : « Je profite juste d’un hyggestund » (Je profite juste d’un moment de hygge).

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~ Ce qu’on peut écouter en lisant The Little Book of Hygge ~

Une cheminée virtuelle, bah… c’est mieux que pas de cheminée du tout ! Entendre les flammes crépiter et le bois craquer pendant qu’on est bien calé dans un fauteuil avec un livre, quoi de plus hyggeligt ?

La vidéo très mignonne de TwoFaceLizzie qui m’a donné envie de lire ce livre :

Le Journal de Gurty (Parée pour l’hiver) de Bertrand Santini 🐶

Le Journal de Gurty #2

~ 4ème de couverture ~

Tremble, Provence ! Gurty est de retour pour les vacances d’hiver. À peine arrivée, elle part en vadrouille pour annoncer son retour. Hourra ! Ils sont tous là ! Fleur, Tête de Fesses ! L’écureuil qui fait hi hi. Tiens ! Il y a même un nouveau voisin bizarre…

Les saisons changent, mais les vrais amis restent, même ceux qui énervent ! Avec eux, Gurty compte bien profiter des joies de l’hiver – et par la même occasion, se débarrasser de l’ATROCE petite amie de son maître, qui a l’impudence de vouloir s’installer sous leur toit !

Pas de souci : entre les batailles de neige, la chasse aux châtaignes et les roupillons devant la cheminée, avec Gurty, on s’éclate été comme hiver.

~ Mon humble avis ~

Quel bonheur de retrouver Gurty, cette petite chienne malicieuse qui m’avait fait passer de si bons moments en ce début d’année ! Dans ce deuxième tome Gurty nous raconte toujours ses vacances – mais cette fois-ci pendant l’hiver, à la montagne. Avant de partir à sa maison de vacances en Provence, Gurty est néanmoins chagrinée par l’intrusion des fiancées successives de Gaspard, son maître, dans leur paisible quotidien. Mais la petite chienne n’a rien perdu de son esprit joueur et intrépide depuis l’été, ça, je vous le promets !

Gurty est adorable …bien qu’elle fasse toujours autant de bêtises

Ces livres nous plongent dans les pensées d’une petite chienne hors du commun, pour qui la vie de tous les jours est une fête, et le monde un immense terrain de jeu. Alors quand elle quitte pour quelques temps la ville pour le grand air frais de la campagne, Gurty est tellement excitée que sa queue bat comme un essuie-glace ! D’autant qu’elle retrouve son amie Fleur, une petite chienne gaffeuse qui se retrouve toujours dans des situations pas vraiment avantageuses, Tête de Fesses aka l’ennemi juré de Gurty, qui est un chat avec une tête de fesses et dont on oublie même le véritable non à force de le surnommer ainsi (le pauvre). Et il y a aussi toute une ribambelle d’animaux (dont le Club Atroce des Chats Abrutis ou le C. A. C. A. pour les intimes) qui apportent tous leur grain de sel dans l’histoire. Les journées de Gurty sont donc vraiment bien chargées et hautes en couleur ! Au programme : des glissades dans la neige, des friandises, des chamailleries avec des chats, une discussion avec un écureuil dont on ignorait qu’il était doué de parole, et mille et un plans sur la comète.
J’ai encore beaucoup ri en suivant Gurty dans toutes ses péripéties hivernales ! Le Journal de Gurty, c’est vraiment comme un bonbon, un livre doudou à lire bien calé(e) dans son plaid, avec la certitude de passer un bon moment. L’univers de Gurty semble toujours inépuisable, la petite chienne est toujours parée pour nous surprendre avec ses idées farfelues. La tonalité de ce deuxième tome est donc toujours aussi légère, hilarante et irrévérencieuse !

Des fiancées encombrantes

Néanmoins j’ai mis quatre étoiles et non pas cinq, tout simplement parce que, comme Gurty, je n’ai pas apprécié la présence des fiancées de Gaspard ! C’est surtout le personnage de Myrtille (pour ceux qui l’ont lu vous voyez ce que je veux dire) que j’ai trouvée trop excessif dans sa cruauté (c’est vraiment une psychopathe, il faut l’enfermer). Un ennemi de plus, après tout pourquoi pas, mais moi je préfère quand on reste entre animaux, car quand l’ennemi n°1 est un humain je trouve ça assez bizarre… et flippant. Bref, hormis ce petit point négatif je suis contente de voir que l’auteur n’a pas perdu son imagination débordante entre les deux tomes. Ça vaut toujours autant la peine d’y jeter un coup d’truffe, si vous voulez mon avis !

Gurty est donc une chienne aussi vivace l’été que l’hiver et qui réserve toujours des surprises au lecteur. Cela confirme donc mon avis selon lequel cette série est à mettre entre les mimines de petits comme de grands lecteurs qui souhaitent passer un moment sous le signe de la joie et de la bonne humeur !

Gurty

Petite anecdote : Le mois dernier ma mamie a adopté un petit bichon. Comme on nous avait prévenu qu’il était très joueur (et là-dessus on ne nous a pas menti ! !) j’ai pensé à l’appeler Gurty, ce qui a plu à ma grand-mère, avec qui j’ai partagé de bons moments de lecture avec ces livres (oui, je viens d’avoir vingt ans mais il n’y a pas d’âge pour partager ce genre de moments avec sa famille ♥). Du coup, je suis heureuse que cette petite boule de poils porte ce nom, d’autant qu’il est aussi espiègle que la Gurty originale ! :p Voici la bête :

Gurty(il a pas l’air comme ça mais il cache bien son jeu)

Sur ce, si on se quittait sur un gif mignon ?

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Your Lie in April, Tome 1 de Naoshi Arakawa 🎼

 

Your Lie in April #1~ 4ème de couverture ~

À 11 ans, Kôsei Arima est déjà un virtuose du piano. Formé avec la plus grande sévérité par une mère qui lui inflige d’interminables séances de répétition, il écume inlassablement tous les concours nationaux, où son talent éblouit les juges. Mais le jour où sa mère meurt d’une longue maladie, il perd complètement la faculté de jouer de son instrument : victime d’un blocage psychologique, le jeune garçon n’entend plus le son du piano quand il essaie d’en jouer…

Quelques années plus tard, son chemin croise celui de Kaori, une violoniste dont l’approche de la musique diffère totalement de la sienne. Alors que Kôsei est une véritable machine qui sait restituer les partitions à la perfection, Kaori, elle, préfère s’approprier les œuvres et les réinterpréter à sa manière… La rencontre avec cette jeune fille au caractère explosif va bouleverser les certitudes de Kôsei et redonner un sens à sa vie !

« Tout nous oppose… mais la musique nous réunit ! » Sélectionné aux prestigieux Taisho Awards et lauréat du prix manga Kodansha en 2013, découvrez Your Lie in April, la première œuvre en  France de l’enthousiasmant Naoshi Arakawa !

~ Mon humble avis ~

Your Lie in April raconte le destin de Kôsei, un jeune garçon que sa mère, musicienne, a poussé encore et toujours à s’entraîner au piano pour devenir un petit prodige. Mais lorsque Kôsei perd sa maman attente d’une maladie, il perd en même temps sa faculté inouïe de jouer du piano. Au revoir concours, trophées et médailles : il va alors mettre de côté la musique mais aussi toute joie de vivre en passant à l’adolescence. Son amie a beau lui dire qu’à quatorze ans « on rayonne », « on a les yeux qui pétillent », Kôsei, lui, voit la vie en noir et blanc. « Jusqu’au jour où… » Jusqu’au jour où il fait la rencontre de Kaori, une jeune violoniste dont les interprétations sont pour le moins originales… Au lieu de se fier à la lettre – ou à la note – à la partition, Kaori préfère réinterpréter ces grandes œuvres avec sa touche d’originalité. Pétillante, rayonnante, Kaori, par sa présence et son amour pour la vie si communicatif a tout pour redonner la joie de vivre à Kôsei.

De belles amitiés et de jolies mélodies

Ce manga est vraiment touchant par la simplicité même avec laquelle il aborde l’histoire tragique du jeune personnage. Pas de pathos, nous avons accès aux pensées mélancoliques d’un adolescent, à l’écart des autres comme s’il était prisonnier d’une bulle. Cette bulle c’est son traumatisme, c’est la perte de sa mère, et son irréconciliable relation avec sa passion – la musique. Il observe le monde autour de lui, ses amis pour qui la jeunesse et synonyme d’insouciance mais cela ne provoque pas de réaction chez lui. C’est quand une jeune fille va lui parler de ce qu’il connaît si bien – la musique – que pour une fois cela va faire écho en lui. Car Kaori s’épanouit littéralement sur scène, du moment qu’elle partage sa passion avec un public, qu’elle fait plaisir aux autres, elle est heureuse – peu importe les prix prestigieux. Pourtant, lorsqu’elle va être sélectionnée par le public pour participer à un concours, elle saisit l’occasion où jamais de bouger Kôsei en lui demandant de l’accompagner au piano pour les auditions. Dire oui, c’est impensable pour Kôsei. Et pourtant, il se pourrait bien que l’enthousiasme de Kaori l’emporte une fois de plus…
J’ai beaucoup aimé les belles relations qu’entretiennent les personnages entre eux : ils sont bienveillants les uns envers les autres, et c’est quelque chose que l’on retrouve dans l’esprit même du manga, qui semble promouvoir à travers le personnage de Kaori la musique comme un don avant tout, un moyen de partager des moments magiques avec les autres.
Et, joie suprême, nous pouvons écouter au fil de notre lecture les morceaux dont il est question dans le manga, en scannant des QR codes avec notre portable. (Je trouve que l’idée déboîte !!!)

Your Lie in April a donc été une superbe découverte même si cela n’a pas été jusqu’au coup de cœur. J’ai vraiment hâte de lire la suite de ce manga… musical !

~ Ce qu’on peut écouter en lisant Your Lie in April ~

La maison vide précédé du Dernier problème de Arthur Conan Doyle 🕵️

La maison vide

~ 4ème de couverture ~

Un homme est retrouvé mort d’une balle dans la tête alors qu’il se trouvait dans sa chambre, fermée à clé de l’intérieur. Pour résoudre ce mystère, le docteur Watson pourra compter sur le miraculeux retour à la vie de son acolyte, Sherlock Holmes.

Dans ces deux enquêtes, Sherlock Holmes est au plus haut de son art, pour un affrontement final époustouflant avec son ennemi juré, Moriarty.

Sherlock Holmes

~ Mon humble avis ~

Ce livre m’a été offert à mon anniversaire, et quand j’ai su qu’il rassemblait la – supposée – dernière enquête de Sherlock Holmes et une autre, j’ai trouvé ça bizarre de commencer à lire du Arthur Conan Doyle en commençant par la fin de son héros. Mais finalement j’ai bien apprécié ma lecture et ça ne m’a pas empêchée de vouloir en lire davantage. Dans Le Dernier problème Sherlock Holmes tente le tout pour le tout pour faire arrêter son ennemi juré : Moriarty  – une vraie saloperie soit dit en passant. Cette traque vont mener les deux hommes en Suisse. Je n’en dirais pas plus au risque de spoiler un moment important dans les aventures du célèbre détective.

Un jeu du chat et de la souris

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Sherlock Holmes et son ami Watson partent donc pour ce qui semble être une ultime chasse au Moriarty. Ils redoublent donc de vigilance au vu de la puissance de l’ennemi, lui aussi très intelligent. Rien n’est gagné d’avance et le danger est bien là. J’ai beaucoup aimé ces deux enquêtes qui m’ont donné un aperçu de la façon dont Sherlock est capable de déduire, d’anticiper, de prendre ses précautions et de tendre des pièges en même temps… Ces deux nouvelles sont très courtes mais le suspens est là. J’ai adoré l’écriture de l’auteur, qui est très intelligente et efficace en même temps.

Le Dernier problème et La maison vide sont donc deux nouvelles que j’ai appréciées autant l’une que l’autre, et il n’est pas impossible que je veuille en lire davantage. Pour ce qui est de la figure de Sherlock Holmes en lui-même, j’aimerais beaucoup aussi regarder la série avec Benedict Cumberbatch et le manga qui en a été adapté et qui a l’air incroyable !

SherlockSherlock manga

COUP DE CŒUR. Bilbo Le Hobbit de J. R. R. Tolkien 🗡

Bilbo Le Hobbit

~ 4ème de couverture ~

Bilbo, comme tous les hobbits, est un petit être paisible qui n’aime pas être dérangé quand il est à table. L’aventure lui tombe dessus comme la foudre, quand le magicien Gandalf et treize nains barbus viennent lui parler de trésor, d’expédition périlleuse, et du dragon Smaug… qu’il va affronter. Car Bilbo doit partir avec eux ! Et le plus extraordinaire, c’est que le hobbit affrontera tous les dangers, sans jamais perdre son humour, même s’il tremblera plus d’une fois.

Bilbo

~ Mon humble avis ~

Il y a des livres qui agissent sur nous, même une fois refermés, tant leur lecture nous a marqué : pour moi Bilbo fait partie de ceux-là. J’ai été emportée par le récit riche en aventures extraordinaires de Tolkien, et je me suis tellement attachée au personnage principal, ce petit bout de hobbit nommé Bilbo, beaucoup plus intrépide qu’il n’y paraît… L’histoire se déroule avant celle du Seigneur des Anneaux – que j’ai lu avant, pourtant, mais ça n’a pas été gênant du tout. Bilbo est donc un hobbit qui comme tous les hobbits aime à prendre du bon temps dans son trou de hobbit, enfoui dans une colline de la Comté. Son quotidien est paisible, fait de bons repas, de prélassements au coin du feu avec la pipe… Jusqu’à ce qu’un jour l’aventure vienne sonner à sa porte. Gandalf, un magicien très estimé, l’a choisi pour mener une conquête importante avec des nains qui les conduira jusqu’à la Montagne Solitaire, sous laquelle un dragon, Smaug, garde un trésor enfoui depuis des siècles… Neutraliser le terrible dragon dont toutes les légendes parlent encore, cela fait frémir le hobbit. Pourtant, celui-ci va se révéler un héros de choc dans cette mission à laquelle il va accepter de participer…

Un schéma narratif simple, et pourtant…

Bilbo le Hobbit est un roman dont la construction, a priori, ne révolutionne pas les codes de la fantasy : un héros a été choisi pour mener une quête d’un point A à un point B, mais le chemin est semé d’embûches qu’il devra surmonter afin d’arriver au bout. Pourtant, rien n’arrive machinalement, on s’attend à différentes épreuves et c’est davantage la manière dont Bilbo va réussir à s’en tirer qui nous intéresse plutôt que la nature des épreuves. Même si, là encore, les ennemis que vont rencontrer la bande à Bilbo sont très variés – et quand ce ne sont pas des ennemis en chair et en os, ce sont la faim, la soif et la fatigue. De fait ce livre est vraiment riche en aventures, avec un bon rythme, si bien qu’on ne s’ennuie ja-mais. L’action va beaucoup plus vite qu’à la lecture du Seigneur des Anneaux, qui est d’un style très différent mais tout aussi bon à mon avis. C’est un roman qui conviendrait parfaitement à de jeunes lecteurs, car n’y a pas de passages susceptibles d’être perçus comme des longueurs, et Tolkien a toujours cette petite note d’humour rafraîchissante, qui fait de Bilbo Le Hobbit un récit équilibré entre la gravité (ils courent quand même de grands dangers, ce n’est pas du vent !) et la légèreté qui émane du personnage principal.

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« Smog Vole Autour de la Montagne Solitaire », dessin de J. R. R. Tolkien © Tolkien Estate

400 pages de folles aventures, à vous donner une gueule de bois livresque une fois le livre refermé !

Non, ce titre est à peine exagéré, du moins, quand on vit le livre si fort ! Le talent de Tolkien est tout simplement génial (au sens littéral du mot), cet auteur est un vrai conteur d’histoires pour petits et grands. Des histoires qui vous emmènent dans un autre monde, peuplé de créatures féroces vivant au fin fond de l’obscurité des montagnes, de forêts où habitent des Elfes farouches, des ogres, des loups… J’ai eu l’impression de vivre cette aventure – presque – comme si j’y étais (oui parce que j’étais plutôt en mode « hobbit bien calé sous son plaid avec un bon thé chaud », en train de lire une histoire trépidante) (je pense que j’aurais vraiment vraiment eu les chocottes à la place de Bilbo, plus encore qu’à ma lecture, et surtout ce passage avec les araignées… Oh non, rien que d’y repenser je n’aime pas ça du tout ! ! !).

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De ce livre est née une nouvelle envie livresque

Afin de revivre ce genre d’émotions en lisant, je me suis dit que, puisque ce genre d’histoire me plaisait tant, il serait peut-être temps de me mettre à lire…

DE LA FANTASY !

Bah, oui, quand même, j’attends quoi, en fait ? Je suis sûre que je prendrais mon pied à lire certaines sagas mais, allez savoir pourquoi, je me suis toujours dit que ce genre de bouquins n’était pas fait pour moi.
Je pense m’être trompée.
J’adore quand les livres nous conduisent vers d’autres livres ! Je ne sais pas ce que ma découverte de la fantasy va donner mais il est grand temps que j’arrête d’éviter sans raison (ou parce que j’ai des préjugés) certains genres littéraires.

Bref, Bilbo est un énorme coup de cœur vous l’aurez compris. Un de ces livres que je relirais avec grand plaisir pour revivre des aventures uniques !

~ Ce qu’on peut écouter en lisant Bilbo Le Hobbit ~

Phobos, Tome 2 : Il est trop tard pour oublier de Victor Dixen 🚀

Phobos #2

~ 4ème de couverture ~

Reprise de la chaîne Genesis dans
3 secondes…
2 secondes…
1 seconde…

Ils croyaient maîtriser leur destin.
Ils sont les douze pionniers du programme Genesis.
Ils pensaient avoir tiré un trait sur leur vie d’avant pour devenir les héros de la plus fabuleuse des odyssées.
En réalité, ils sont les victimes de la plus cruelle des machinations.
Elle croyait maîtriser ses sentiments.
Sur Mars, Léonor espérait trouver la gloire et, pourquoi pas, l’amour.
Elle pensait pouvoir ouvrir son cœur sans danger.
En réalité, elle a ouvert la boîte de Pandore du passé.
Même si les souvenirs tournent au supplice, il est trop tard pour oublier.

Le deuxième tome haletant du thriller spatial de Victor Dixen, double lauréat du Grand Prix de l’Imaginaire.

Phobos #2

~ Mon humble avis ~

Phobos : késako ?

Si vous n’avez pas entendu parler de cette saga qui a fait grand bruit et dont tous les tomes commencent par « Il est trop tard pour… bidule chouette » : pas de panique ! Il s’agit d’un des phénomènes littéraires français les plus appréciés en Young Adut (bon, il faut dire que je n’en connais pas des masses d’autres non plus). Le spitch est très simple et très alléchant : 6 garçons et six filles ont été sélectionnés pour participer au programme de télé-réalité « Genesis » qui a pour but d’envoyer ces jeunes gens sur la planète Mars afin de la coloniser, rien que ça ! Durant leur voyage dans l’espace ils se rencontrent lors de speed-dating (tome 1). Malheureusement pour nos astronautes de l’amour, rien ne va se passer comme prévu, et le rêve tourne vite au cauchemar…

Si vous n’avez pas lu le tome 1 et qu’il vous intéresse je vous déconseille de lire ce qui suit, car je risque de vous spoiler. Je répète : je risque de vous spoiler.

Spoiler-Alert-Ariana-Grande-On-Victorious-Gif

***

J’ai lu le tome 1 au mois de janvier et j’avais été plutôt séduite par l’ensemble du livre. J’avais remarqué (comment ne pas les remarquer quand ils sont aussi visibles que le nez en plein milieu de la figure…) de nombreux clichés, que ce soit dans les personnages ou dans les dialogues. Pourtant j’étais passé outre, en me disant qu’il fallait bien faire avec ce genre de défauts quand on s’attaque à de la littérature jeunesse/adolescente.

GRAVE ERREUR DE JUGEMENT

NON : ce n’est pas parce qu’un livre est destiné à un jeune public qu’il comporte forcément des personnages caricaturés, à la psychologie aussi développée qu’un escargot. (Je suis méchante ? Oui, peut-être un peu.)

94c18979-80a9-4596-8e24-df2b1e557befEn tout cas, j’ai réellement pensé qu’il fallait faire avec ou ne pas se tourner vers la Young Adult.
Or, il y a quelque de temps, j’ai regardé une vidéo de la booktubeuse Flo Bouquine, dans laquelle elle poussait un coup de gueule contre le premier tome. Elle disait notamment que Léonor, l’héroïne, est une énorme déception dans la mesure où elle se vante avant de partir d’être au-dessus de ces histoires de cœur et que ce qu’il l’intéresse c’est de réaliser son rêve en allant dans l’espace. Soit. Pourtant la belle rouquine va très vite se retrouver au centre des convoitises, et, bien sûr : dans un triangle amoureux. On nous vendait une héroïne originale qui sait ce qu’elle veut, et on se retrouve avec une midinette qui fond sous le regard de braise du beau Marcus et la peau mate du beau brésilien Mozart… Alors oui, il y a de quoi être déçu.
Bref, j’ai réalisé que j’avais sous-estimé toute la littérature jeunesse en portant ce jugement, et qu’à l’avenir je ferais bien de ne pas mettre de côté mon esprit critique, car esprit critique n’est pas incompatible avec littérature jeunesse, et HEUREUSEMENT !
Ainsi j’ai entamé ce deuxième tome avec autant d’envie (de retrouver l’univers de la saga, de connaître la suite après un gros cliffhanger) que d’appréhension : cette fois, pas de cadeaux.
Léonor et toute la clique vont donc atterrir sur Mars, se marier, découvrir leurs nouveaux habitats, bref devenir de vrais martiens modèles devant l’œil des caméras et de la cruelle Serena McBee, grande prêtresse du programme Genesis

Une histoire d’amour guimauve, passe encore… Mais six ! !

J’ai eu un vrai ras-le-bol avec ce second tome, surtout, oh oui surtout à cause de la façon dont la romance entre les personnages est mise en scène. C’est tout simplement imbuvable. Les filles sont toutes à se pâmer d’amour devant leurs beaux mâles – bel exemple que Kris, dont le petit copain alias « son Prince des Glaces » (il vient de Russie… d’où le surnom…) devient tellement jaloux et possessif qu’il l’empêche de respirer, sans que pour autant elle exprime son désaccord ou la volonté de faire ce qu’elle veut. Bref, les filles sont aux petits soins de leurs hommes en qui sont réunies toutes les qualités du monde. Chaque couple habite dans un « Nid d’amour » : comme le nom des appartements convient bien à cette colocation cucul la praline ! Les dialogues sont niais au possible à tel point que j’avais du mal à comprendre comment l’auteur pouvait écrire de telles inepties dignes d’une collégienne, et ce sérieusement.

Je sens la caresse de son souffle chaud sur mon front…
Et je hume son odeur : il sent l’écorce chauffée au soleil, la fougère tendre, la vie animale qui se réveille dans un sous-bois au printemps. C’est donc cela, le parfum de Marcus ! C’est le parfum de sa voix cassée, de ses yeux grisaille, de la forêt de tatouages qui foisonne sur sa peau

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Quel regard sur la télé-réalité ?

Si le projet de Victor Dixen m’intéressait au début, c’était surtout pour avoir mis en scène une émission de télé-réalité qui prend des proportions énormes, et qui montre vers quelles dérives pourrait – hypothétiquement, dystopiquement – nous entraîner la télé poubelle d’aujourd’hui. La manière de traiter le sujet est originale et s’adresse à un jeune public : que demander de plus ! ? Pourtant, je commence à avoir des doutes sur cette soi-disant critique. Car je trouve que la saga ne nous donne qu’à lire des choses que justement on retrouve dans ce genre de programme, c’est-à-dire des dilemmes amoureux et des tensions. Léonor va-t-elle choisir Marcus le beau brin ténébreux tatoué ? Ou choisira-t-elle Mozart le brésilien aux cheveux bouclés ? Mozart est-il toujours amoureux de Léonor ? Quel secret le mystérieux Marcus cache-t-il ? Au niveau de l’intrigue, il y a toujours une part intéressante avec de l’action et des rebondissements concernant ce qui nous intéresse vraiment : comment vont-ils s’en sortir ? Mais malheureusement il y a autant de parenthèses sentimentales aussi mièvres qu’inutiles.

Adios, Phobos

Tout ça pour dire que non, je n’ai apprécié ce deuxième tome maintenant que j’ai plus d’exigences envers la saga. Je trouve l’écriture bâclée, trop convenue. Un beau gâchis pour une saga qui avait beaucoup de potentiel ! (Enfin, ce n’est que mon avis.)
Après réflexion, même si je serais curieuse de savoir ce qu’il se passe dans le tome 3 dont la fin a marqué les lecteurs, et même si la saga est très dépaysante et que j’aime beaucoup ce qu’a imaginé l’auteur (le Cupido, New Eden…) je ne continuerai pas l’aventure car j’ai vraiment l’impression d’être face à un vide intersidéral par moments… (lol)

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