Your Lie in April, Tome 1 de Naoshi Arakawa 🎼

 

Your Lie in April #1~ 4ème de couverture ~

À 11 ans, Kôsei Arima est déjà un virtuose du piano. Formé avec la plus grande sévérité par une mère qui lui inflige d’interminables séances de répétition, il écume inlassablement tous les concours nationaux, où son talent éblouit les juges. Mais le jour où sa mère meurt d’une longue maladie, il perd complètement la faculté de jouer de son instrument : victime d’un blocage psychologique, le jeune garçon n’entend plus le son du piano quand il essaie d’en jouer…

Quelques années plus tard, son chemin croise celui de Kaori, une violoniste dont l’approche de la musique diffère totalement de la sienne. Alors que Kôsei est une véritable machine qui sait restituer les partitions à la perfection, Kaori, elle, préfère s’approprier les œuvres et les réinterpréter à sa manière… La rencontre avec cette jeune fille au caractère explosif va bouleverser les certitudes de Kôsei et redonner un sens à sa vie !

« Tout nous oppose… mais la musique nous réunit ! » Sélectionné aux prestigieux Taisho Awards et lauréat du prix manga Kodansha en 2013, découvrez Your Lie in April, la première œuvre en  France de l’enthousiasmant Naoshi Arakawa !

~ Mon humble avis ~

Your Lie in April raconte le destin de Kôsei, un jeune garçon que sa mère, musicienne, a poussé encore et toujours à s’entraîner au piano pour devenir un petit prodige. Mais lorsque Kôsei perd sa maman attente d’une maladie, il perd en même temps sa faculté inouïe de jouer du piano. Au revoir concours, trophées et médailles : il va alors mettre de côté la musique mais aussi toute joie de vivre en passant à l’adolescence. Son amie a beau lui dire qu’à quatorze ans « on rayonne », « on a les yeux qui pétillent », Kôsei, lui, voit la vie en noir et blanc. « Jusqu’au jour où… » Jusqu’au jour où il fait la rencontre de Kaori, une jeune violoniste dont les interprétations sont pour le moins originales… Au lieu de se fier à la lettre – ou à la note – à la partition, Kaori préfère réinterpréter ces grandes œuvres avec sa touche d’originalité. Pétillante, rayonnante, Kaori, par sa présence et son amour pour la vie si communicatif a tout pour redonner la joie de vivre à Kôsei.

De belles amitiés et de jolies mélodies

Ce manga est vraiment touchant par la simplicité même avec laquelle il aborde l’histoire tragique du jeune personnage. Pas de pathos, nous avons accès aux pensées mélancoliques d’un adolescent, à l’écart des autres comme s’il était prisonnier d’une bulle. Cette bulle c’est son traumatisme, c’est la perte de sa mère, et son irréconciliable relation avec sa passion – la musique. Il observe le monde autour de lui, ses amis pour qui la jeunesse et synonyme d’insouciance mais cela ne provoque pas de réaction chez lui. C’est quand une jeune fille va lui parler de ce qu’il connaît si bien – la musique – que pour une fois cela va faire écho en lui. Car Kaori s’épanouit littéralement sur scène, du moment qu’elle partage sa passion avec un public, qu’elle fait plaisir aux autres, elle est heureuse – peu importe les prix prestigieux. Pourtant, lorsqu’elle va être sélectionnée par le public pour participer à un concours, elle saisit l’occasion où jamais de bouger Kôsei en lui demandant de l’accompagner au piano pour les auditions. Dire oui, c’est impensable pour Kôsei. Et pourtant, il se pourrait bien que l’enthousiasme de Kaori l’emporte une fois de plus…
J’ai beaucoup aimé les belles relations qu’entretiennent les personnages entre eux : ils sont bienveillants les uns envers les autres, et c’est quelque chose que l’on retrouve dans l’esprit même du manga, qui semble promouvoir à travers le personnage de Kaori la musique comme un don avant tout, un moyen de partager des moments magiques avec les autres.
Et, joie suprême, nous pouvons écouter au fil de notre lecture les morceaux dont il est question dans le manga, en scannant des QR codes avec notre portable. (Je trouve que l’idée déboîte !!!)

Your Lie in April a donc été une superbe découverte même si cela n’a pas été jusqu’au coup de cœur. J’ai vraiment hâte de lire la suite de ce manga… musical !

~ Ce qu’on peut écouter en lisant Your Lie in April ~

Le Journal de Kanoko, Tome 1 de Ririko Tsujita 📔

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~ 4ème de couverture ~

Kanoko Naédoko, collégienne en classe de 3e, ne cherche absolument pas à se faire des amis. Elle préfère la solitude qui lui permet de scruter puis d’analyser froidement le monde qui l’entoure : triangles amoureux, intrigues entre un professeur et son élève, clubs de filles dépressives… Rien ni personne n’échappe à son regard acéré ! Kanoko observe inlassablement la comédie humaine et son déferlement d’émotions contradictoires. Mais sous la carapace cynique se cache peut-être un cœur tendre…

~ Mon humble avis ~

Kanoko est une jeune lycéenne pas comme les autres. Plutôt du genre solitaire, qui se met volontairement à l’écart des autres. Elle se divertit en classe en observant les autres élèves et à démêler intrigues amoureuses et autres ragots croustillants, qu’elle consigne avec soin dans un carnet prévu à cet effet. J’ai adoré le cynisme de cette héroïne vraiment atypique. La manière dont elle décrypte les attitudes de ses camarades est vraiment très drôle ! ! D’ailleurs j’adore le trait humoristique de l’auteure qui arrive toujours à me faire sourire. Je ne me suis pas ennuyée une seconde ! Il va arriver beaucoup de choses à Kanoko, qui va se retrouver impliquer dans plusieurs histoires, de spectatrice elle va devenir actrice et c’est vraiment chouette.
Hâte de lire la suite de cette série de trois tomes seulement !

Bilan du Week-end à 1000 ! ~ Août 2016

Ce week-end j’ai participé à la 15ème édition du Week-end à 1000 organisé par la blogueuse et booktubeuse Lili bouquine. Les règles du challenge sont très simples. Deux horaires : vendredi 19 heures, dimanche minuit. Dans ce laps de temps, il faut avoir lu 1000 pages. Romans, BD… à la guise de chacun ! Un week-end en immersion dans la lecture qui met notre concentration de lecteur/lectrice à l’épreuve. Fastoche pour certains, et très éprouvant pour d’autres. Car chacun à son propre rythme, mais pendant un week-end seulement, tous nous devons carburer à la même vitesse effrénée ! Bref, je me suis mise au défi de réussir le Week-end, et même si j’ai échoué de peu (à minuit je finissais de lire ma 981ème page), je suis fière d’avoir lu autant, moi qui me précipite rarement dans mes lectures. J’ai lu dans le canapé, j’ai lu dans le lit, j’ai lu sur ma serviette de plage, j’ai lu dans la voiture de jour, j’ai lu dans la voiture de nuit avec la lampe torche, j’ai profité de chaque instant de libre.

Voici les trois livres que j’ai lu durant le challenge :

Week-end à 1000 - Août 2016

La guerre des mondes de H. G. Wells :

Ai-je vraiment besoin de présenter La guerre des mondes ? Classé au rang des romans cultes de SF, on peut même aller jusqu’à dire que la science-fiction contemporaine découle de l’imaginaire de H. G. Wells, pionner en ce genre à son époque : le dix-neuvième siècle. Dans cette œuvre fondatrice, l’écrivain met en scène les doutes qui persistent concernant une possible vie sur la planète Mars. Loin d’être une thèse réfutée comme elle l’est aujourd’hui, celle-ci trotte dans les spéculations scientifiques et l’esprit du temps. Alors, lorsqu’un jour des météorites martiennes qui n’en sont en fait pas vraiment atterrissent dans la campagne anglaise, la foule accourt. Au lieu de météorites, d’immenses cylindres mystérieux. À l’intérieur ? Les Martiens. Géants de fer hostiles venus conquérir la Terre. La terreur et la destruction vont régner sur cette partie du globe, renversant le rôle dominant de la civilisation occidentale en victime traquée par d’effroyables monstres puissants.
S’il y a bien une chose qui surprend dans La guerre des mondes, c’est bien cela : l’incroyable dimension visionnaire des grandes capsules de métal hostiles représentant les extraterrestres, la chaleur intense émise par leurs rayons et avec laquelle elles réduisent tout en fumée sur leur passage, la rapidité avec laquelle elles donnent la mort – en réalité d’une violence inouïe. On imagine plus ces bestioles sorties de la tête d’un réalisateur contemporain tel que Spielberg que d’un écrivain de la fin du dix-neuvième, et pourtant… J’ai eu froid dans le dos en lisant certains passages, comme la soudaineté de la première attaque, les innocents tués sur place aussi rapidement que l’éclair, et les habitants qui contemplent, stupéfaits, avant de fuir, le danger que représentent les Martiens. Cependant je regrette qu’il y ait autant de longueurs, qui rendent le récit ennuyant par moments, en plus de la quasi-absence de dialogues qui auraient donné plus de vivacité à l’histoire. Mais la réflexion sur la nature humaine et la domination qu’elle se croit légitime d’exercer sur toutes les espèces inférieures, dans une époque marquée par la colonisation dessine, par un renversement des rôles ironique et cruel, une terrible leçon pour l’humanité.

Quartier lointain, L’intégrale de Jirô Taniguchi :

Fin des années 90 au Japon. Un homme, 48 ans, se rend en gare de Kyôto après sa journée de travail pour retourner chez lui, à Tôkyô. Hasard ou gueule de bois, toujours est-il que cet homme se réveille dans le mauvais train. Pourtant, le paysage qui défile ne lui est pas inconnu. Et pour cause : il se trouve dans le train qui va jusqu’à Kurayoshi, sa ville natale. Arrivé là-bas, ses pas le mèneront tout droit à son ancien quartier, ce quartier lointain enfoui dans sa mémoire… Entre réminiscence proustienne et fantastique, Hiroshi Nakahara va se réveiller plongé dans son passé, avec la possibilité de le revivre et, peut-être, qui sait, d’en changer le cours. Car l’homme qu’il est devenu, qui a développé l’habitude de boire et de s’absenter de la maison familiale, va se retrouver dans sa vie de jeune homme de 14 ans, en 1963. À la fin de l’été de cette année-là, son père a disparu, sans laisser de trace, et sans jamais donner de nouvelles par la suite.
Les dessins de Jirô Taniguchi sont d’une beauté à couper le souffle, les planches sont magnifiques, comme jamais je n’en avais encore vues. Bien qu’il s’agisse de l’histoire d’un enfant qui a grandi au Japon, et qui plus est dans les années 60, soit avec une culture qui diffère dans le temps et dans l’espace avec la mienne, elle arrive à se frayer un chemin dans le cœur du lecteur et à lui faire vivre mille émotions. Hiroshi revit avec une certaine incrédulité la vie qu’il avait alors, lorsque sa famille n’était pas encore dissoute par la fuite de son père, une vie heureuse en somme, qu’il peut savourer à nouveau. Mais il lui est évidemment impossible d’écarter l’inquiétude suscitée par la connaissance des intentions de son père. Hiroshi va tout faire pour essayer de comprendre, avec son expérience d’homme et de père de famille lui aussi, ce qui a pu le motiver à partir. Un parcours initiatique qui lui permet d’explorer l’histoire de ses parents, mais qui surtout, par effet miroir, lui offre une vision éclairée de sa propre existence…
Avec beaucoup de délicatesse et d’espièglerie, Jirô Taniguchi nous offre une expérience de vie. En refermant l’album, vous croyez connaître ce quartier, cette famille, ce lycée, ce prof de maths qui vous fait des remontrances, ces camarades de classe qui vous envient parce que vous sortez avec Tomoko, la plus belle fille du collège, vous avez l’impression d’avoir fait les quatre cent coups avec Daisuké, d’avoir fait des ballades illégales en moto avec le téméraire Masao. J’ai été très émue par cette histoire, à lire et à relire. C’est un album que je recommande à tous. Un coup de cœur.

Fight Club de Chuk Palahniuk :

On ne parle pas du fight club. 😉