Saint-Exupéry, Tome 2 : Le Royaume des étoiles de P.-R. Saint-Dizier et C. Fernandez 🛩

Saint-Exupéry #2

~ 4ème de couverture ~

Ou le récit de comment Le Petit Prince est né…

1940. L’aventure de l’Aéropostale n’est plus qu’un lointain souvenir. Alors que la France sombre dans l’Occupation, Antoine de Saint-Exupéry débarque à New York, où il compte bien convaincre les Américains d’intervenir militairement. En attendant de pouvoir de nouveau voler, il se consacre corps et âme à l’écriture, puisant avec nostalgie dans ses souvenirs. De ses nuits de solitude et de profonde mélancolie naît en 1943 un conte pour enfants – Le Petit Prince – qui vient apporter en pleine guerre un peu de lumière, d’innocence et de merveilleux…

Après avoir découvert l’aventurier, ce deuxième volume consacré aux dernières années de Saint-Exupéry nous présente davantage l’écrivain et l’une de ses plus belles œuvres : Le Petit Prince.

~ Mon humble avis ~

Dans ce deuxième tome, nous sommes en 1940 au moment où Antoine de Saint-Exupéry débarque à New York pour faire la promotion de son nouveau roman, Terre des hommes. Il en profite pour essayer de convaincre les Américains de rentrer en guerre aux côtés des Français. Dans ce climat rempli de tension et d’inquiétude, l’auteur ne va pas supporter de rester en exil à l’étranger et va demander à remonter dans un avion, même s’il n’a plus l’âge pour cela. En parallèle, il passe des nuits en solitaire devant le manuscrit de son conte philosophique et poétique Le Petit Prince… Puis il remontera à bord d’un avion, dira un dernier au revoir à sa femme Consuelo, et ira rejoindre les étoiles…

Comment le petit prince est né

Si j’ai été déçue par le premier tome, qui relevait plus selon moi d’un hommage rendu aux pionniers de l’aviation française, celui-ci correspondait davantage à mes attentes. On y découvre un Antoine de Saint-Exupéry plus intime, mélancolique, solitaire, mais on y retrouve aussi cette figure héroïque, courageuse, lui qui est près à aller au devant du danger pour accomplir son « devoir ». Il est aussi profondément marqué par ses souvenirs de l’Aéropostale, et des frayeurs qu’il a eues. Tout ceci participe au contexte qui entoure la création de son conte devenu si célèbre ensuite. J’ai trouvé ce tome beaucoup plus riche et émouvant sur la personne de Saint-Exupéry. De plus, les dessins sont toujours aussi agréables à regarder.

J’ai bien fait de lire le deuxième tome malgré que je n’aie pas particulièrement apprécié le précédent car je trouve celui-ci meilleur. Il y a cette poésie qui manquait dans le premier volume. Une lecture intéressante !

Saint-Exupéry, Tome 1 : Le Seigneur des sables de P.-R. Saint-Dizier et C. Fernandez 🛩

Saint-Exupéry #1

~ 4ème de couverture ~

La grande aventure des pionniers de l’aviation

Octobre 1926. Antoine de Saint-Exupéry, qui rêve de devenir pilote d’avion, réussit à se faire engager à Toulouse pour travailler au sein de la compagnie Latécoère, future Aéropostale. Créée quelques mois après la Première Guerre mondiale, cette société relève le pari d’acheminer le transport du courrier par avion entre la France et l’Amérique du Sud via l’Afrique de l’Ouest. Très vite, Saint-Exupéry est dépêché à Cap Juby, une escale stratégique située en plein Sahara. Là, au contact des tribus nomades, le jeune pilote puise son inspiration pour l’écriture de son premier roman Courrier Sud. La genèse du Petit Prince, qui fera de lui un auteur mondialement reconnu, n’est pas loin…

Dans une subtile fiction inspirée de faits réels, Pierre-Roland Saint-Dizier et Cédric Fernandez vous proposent de retracer l’histoire de l’Aéropostale à travers le regard de ceux qui l’ont faite, parfois au péril de leur vie.

Ce titre a le soutien de la Fondation Antoine de Saint-Exupéry et tout album acheté contribue au soutien de ses actions en faveur de l’éducation des jeunes en difficulté.

~ Mon humble avis ~

J’étais curieuse de lire cette bande dessinée sur un auteur que j’admire particulièrement et en même temps dont je ne sais pas grand chose : Antoine de Saint-Exupéry. En deux volumes, Pierre-Roland Saint-Dizier (au scénario) et Cédric Fernandez (au dessin) nous racontent quelques épisodes marquant dans la vie du créateur du Petit Prince. Dans ce premier tome, nous suivons Antoine qui en 1926 tente d’intégrer la compagnie Latécoère, l’ancêtre de l’Aéropostale. Son rêve est de voler, et il sera intégré puis envoyé à Cap Juby, une escale perdue dans le Sahara. Le futur écrivain y fait l’expérience de la solitude et de l’écriture.

QUI ES-TU SAINT-EXUPERY ?

J’étais confiante en commençant cette BD, et pourtant j’ai trouvé que l’histoire prenait du temps… à décoller ! Nous ne savons pas vraiment ce qui se passe dans la tête d’Antoine lorsque celui-ci fait part de son rêve de voler, ce qui se cache derrière son ambition de devenir aviateur. Ce n’est pas une lecture désagréable, d’autant que les dessins sont très beaux et les couleurs du Sahara au soleil couchant splendides. J’aurais aimé pénétrer plus profondément dans les pensées de ce personnage mystérieux, songeur, à qui il échappe de temps à autre des phrases percutantes, poétiques (extraites de son œuvre et de sa correspondance). Mais on en reste à son quotidien dans le désert avec ses collègues, aux dangers qui les guettent chaque jour, que ce soit en l’air avec des avions parfois très fragiles, ou sur terre, où ils sont entourés de tributs qui ne leur veulent pas que du bien.

J’ai donc été déçue par cette BD qui ne m’a malheureusement pas procuré d’émotions. J’en ressors avec des détails sur la vie de Saint-Exupéry, sans vraiment avoir l’impression de le connaître mieux. (En revanche j’ai appris des choses sur ces pionniers de l’aviation !)

Le Journal de Gurty (Parée pour l’hiver) de Bertrand Santini 🐶

Le Journal de Gurty #2

~ 4ème de couverture ~

Tremble, Provence ! Gurty est de retour pour les vacances d’hiver. À peine arrivée, elle part en vadrouille pour annoncer son retour. Hourra ! Ils sont tous là ! Fleur, Tête de Fesses ! L’écureuil qui fait hi hi. Tiens ! Il y a même un nouveau voisin bizarre…

Les saisons changent, mais les vrais amis restent, même ceux qui énervent ! Avec eux, Gurty compte bien profiter des joies de l’hiver – et par la même occasion, se débarrasser de l’ATROCE petite amie de son maître, qui a l’impudence de vouloir s’installer sous leur toit !

Pas de souci : entre les batailles de neige, la chasse aux châtaignes et les roupillons devant la cheminée, avec Gurty, on s’éclate été comme hiver.

~ Mon humble avis ~

Quel bonheur de retrouver Gurty, cette petite chienne malicieuse qui m’avait fait passer de si bons moments en ce début d’année ! Dans ce deuxième tome Gurty nous raconte toujours ses vacances – mais cette fois-ci pendant l’hiver, à la montagne. Avant de partir à sa maison de vacances en Provence, Gurty est néanmoins chagrinée par l’intrusion des fiancées successives de Gaspard, son maître, dans leur paisible quotidien. Mais la petite chienne n’a rien perdu de son esprit joueur et intrépide depuis l’été, ça, je vous le promets !

Gurty est adorable …bien qu’elle fasse toujours autant de bêtises

Ces livres nous plongent dans les pensées d’une petite chienne hors du commun, pour qui la vie de tous les jours est une fête, et le monde un immense terrain de jeu. Alors quand elle quitte pour quelques temps la ville pour le grand air frais de la campagne, Gurty est tellement excitée que sa queue bat comme un essuie-glace ! D’autant qu’elle retrouve son amie Fleur, une petite chienne gaffeuse qui se retrouve toujours dans des situations pas vraiment avantageuses, Tête de Fesses aka l’ennemi juré de Gurty, qui est un chat avec une tête de fesses et dont on oublie même le véritable non à force de le surnommer ainsi (le pauvre). Et il y a aussi toute une ribambelle d’animaux (dont le Club Atroce des Chats Abrutis ou le C. A. C. A. pour les intimes) qui apportent tous leur grain de sel dans l’histoire. Les journées de Gurty sont donc vraiment bien chargées et hautes en couleur ! Au programme : des glissades dans la neige, des friandises, des chamailleries avec des chats, une discussion avec un écureuil dont on ignorait qu’il était doué de parole, et mille et un plans sur la comète.
J’ai encore beaucoup ri en suivant Gurty dans toutes ses péripéties hivernales ! Le Journal de Gurty, c’est vraiment comme un bonbon, un livre doudou à lire bien calé(e) dans son plaid, avec la certitude de passer un bon moment. L’univers de Gurty semble toujours inépuisable, la petite chienne est toujours parée pour nous surprendre avec ses idées farfelues. La tonalité de ce deuxième tome est donc toujours aussi légère, hilarante et irrévérencieuse !

Des fiancées encombrantes

Néanmoins j’ai mis quatre étoiles et non pas cinq, tout simplement parce que, comme Gurty, je n’ai pas apprécié la présence des fiancées de Gaspard ! C’est surtout le personnage de Myrtille (pour ceux qui l’ont lu vous voyez ce que je veux dire) que j’ai trouvée trop excessif dans sa cruauté (c’est vraiment une psychopathe, il faut l’enfermer). Un ennemi de plus, après tout pourquoi pas, mais moi je préfère quand on reste entre animaux, car quand l’ennemi n°1 est un humain je trouve ça assez bizarre… et flippant. Bref, hormis ce petit point négatif je suis contente de voir que l’auteur n’a pas perdu son imagination débordante entre les deux tomes. Ça vaut toujours autant la peine d’y jeter un coup d’truffe, si vous voulez mon avis !

Gurty est donc une chienne aussi vivace l’été que l’hiver et qui réserve toujours des surprises au lecteur. Cela confirme donc mon avis selon lequel cette série est à mettre entre les mimines de petits comme de grands lecteurs qui souhaitent passer un moment sous le signe de la joie et de la bonne humeur !

Gurty

Petite anecdote : Le mois dernier ma mamie a adopté un petit bichon. Comme on nous avait prévenu qu’il était très joueur (et là-dessus on ne nous a pas menti ! !) j’ai pensé à l’appeler Gurty, ce qui a plu à ma grand-mère, avec qui j’ai partagé de bons moments de lecture avec ces livres (oui, je viens d’avoir vingt ans mais il n’y a pas d’âge pour partager ce genre de moments avec sa famille ♥). Du coup, je suis heureuse que cette petite boule de poils porte ce nom, d’autant qu’il est aussi espiègle que la Gurty originale ! :p Voici la bête :

Gurty(il a pas l’air comme ça mais il cache bien son jeu)

Sur ce, si on se quittait sur un gif mignon ?

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Phobos, Tome 2 : Il est trop tard pour oublier de Victor Dixen 🚀

Phobos #2

~ 4ème de couverture ~

Reprise de la chaîne Genesis dans
3 secondes…
2 secondes…
1 seconde…

Ils croyaient maîtriser leur destin.
Ils sont les douze pionniers du programme Genesis.
Ils pensaient avoir tiré un trait sur leur vie d’avant pour devenir les héros de la plus fabuleuse des odyssées.
En réalité, ils sont les victimes de la plus cruelle des machinations.
Elle croyait maîtriser ses sentiments.
Sur Mars, Léonor espérait trouver la gloire et, pourquoi pas, l’amour.
Elle pensait pouvoir ouvrir son cœur sans danger.
En réalité, elle a ouvert la boîte de Pandore du passé.
Même si les souvenirs tournent au supplice, il est trop tard pour oublier.

Le deuxième tome haletant du thriller spatial de Victor Dixen, double lauréat du Grand Prix de l’Imaginaire.

Phobos #2

~ Mon humble avis ~

Phobos : késako ?

Si vous n’avez pas entendu parler de cette saga qui a fait grand bruit et dont tous les tomes commencent par « Il est trop tard pour… bidule chouette » : pas de panique ! Il s’agit d’un des phénomènes littéraires français les plus appréciés en Young Adut (bon, il faut dire que je n’en connais pas des masses d’autres non plus). Le spitch est très simple et très alléchant : 6 garçons et six filles ont été sélectionnés pour participer au programme de télé-réalité « Genesis » qui a pour but d’envoyer ces jeunes gens sur la planète Mars afin de la coloniser, rien que ça ! Durant leur voyage dans l’espace ils se rencontrent lors de speed-dating (tome 1). Malheureusement pour nos astronautes de l’amour, rien ne va se passer comme prévu, et le rêve tourne vite au cauchemar…

Si vous n’avez pas lu le tome 1 et qu’il vous intéresse je vous déconseille de lire ce qui suit, car je risque de vous spoiler. Je répète : je risque de vous spoiler.

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***

J’ai lu le tome 1 au mois de janvier et j’avais été plutôt séduite par l’ensemble du livre. J’avais remarqué (comment ne pas les remarquer quand ils sont aussi visibles que le nez en plein milieu de la figure…) de nombreux clichés, que ce soit dans les personnages ou dans les dialogues. Pourtant j’étais passé outre, en me disant qu’il fallait bien faire avec ce genre de défauts quand on s’attaque à de la littérature jeunesse/adolescente.

GRAVE ERREUR DE JUGEMENT

NON : ce n’est pas parce qu’un livre est destiné à un jeune public qu’il comporte forcément des personnages caricaturés, à la psychologie aussi développée qu’un escargot. (Je suis méchante ? Oui, peut-être un peu.)

94c18979-80a9-4596-8e24-df2b1e557befEn tout cas, j’ai réellement pensé qu’il fallait faire avec ou ne pas se tourner vers la Young Adult.
Or, il y a quelque de temps, j’ai regardé une vidéo de la booktubeuse Flo Bouquine, dans laquelle elle poussait un coup de gueule contre le premier tome. Elle disait notamment que Léonor, l’héroïne, est une énorme déception dans la mesure où elle se vante avant de partir d’être au-dessus de ces histoires de cœur et que ce qu’il l’intéresse c’est de réaliser son rêve en allant dans l’espace. Soit. Pourtant la belle rouquine va très vite se retrouver au centre des convoitises, et, bien sûr : dans un triangle amoureux. On nous vendait une héroïne originale qui sait ce qu’elle veut, et on se retrouve avec une midinette qui fond sous le regard de braise du beau Marcus et la peau mate du beau brésilien Mozart… Alors oui, il y a de quoi être déçu.
Bref, j’ai réalisé que j’avais sous-estimé toute la littérature jeunesse en portant ce jugement, et qu’à l’avenir je ferais bien de ne pas mettre de côté mon esprit critique, car esprit critique n’est pas incompatible avec littérature jeunesse, et HEUREUSEMENT !
Ainsi j’ai entamé ce deuxième tome avec autant d’envie (de retrouver l’univers de la saga, de connaître la suite après un gros cliffhanger) que d’appréhension : cette fois, pas de cadeaux.
Léonor et toute la clique vont donc atterrir sur Mars, se marier, découvrir leurs nouveaux habitats, bref devenir de vrais martiens modèles devant l’œil des caméras et de la cruelle Serena McBee, grande prêtresse du programme Genesis

Une histoire d’amour guimauve, passe encore… Mais six ! !

J’ai eu un vrai ras-le-bol avec ce second tome, surtout, oh oui surtout à cause de la façon dont la romance entre les personnages est mise en scène. C’est tout simplement imbuvable. Les filles sont toutes à se pâmer d’amour devant leurs beaux mâles – bel exemple que Kris, dont le petit copain alias « son Prince des Glaces » (il vient de Russie… d’où le surnom…) devient tellement jaloux et possessif qu’il l’empêche de respirer, sans que pour autant elle exprime son désaccord ou la volonté de faire ce qu’elle veut. Bref, les filles sont aux petits soins de leurs hommes en qui sont réunies toutes les qualités du monde. Chaque couple habite dans un « Nid d’amour » : comme le nom des appartements convient bien à cette colocation cucul la praline ! Les dialogues sont niais au possible à tel point que j’avais du mal à comprendre comment l’auteur pouvait écrire de telles inepties dignes d’une collégienne, et ce sérieusement.

Je sens la caresse de son souffle chaud sur mon front…
Et je hume son odeur : il sent l’écorce chauffée au soleil, la fougère tendre, la vie animale qui se réveille dans un sous-bois au printemps. C’est donc cela, le parfum de Marcus ! C’est le parfum de sa voix cassée, de ses yeux grisaille, de la forêt de tatouages qui foisonne sur sa peau

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Quel regard sur la télé-réalité ?

Si le projet de Victor Dixen m’intéressait au début, c’était surtout pour avoir mis en scène une émission de télé-réalité qui prend des proportions énormes, et qui montre vers quelles dérives pourrait – hypothétiquement, dystopiquement – nous entraîner la télé poubelle d’aujourd’hui. La manière de traiter le sujet est originale et s’adresse à un jeune public : que demander de plus ! ? Pourtant, je commence à avoir des doutes sur cette soi-disant critique. Car je trouve que la saga ne nous donne qu’à lire des choses que justement on retrouve dans ce genre de programme, c’est-à-dire des dilemmes amoureux et des tensions. Léonor va-t-elle choisir Marcus le beau brin ténébreux tatoué ? Ou choisira-t-elle Mozart le brésilien aux cheveux bouclés ? Mozart est-il toujours amoureux de Léonor ? Quel secret le mystérieux Marcus cache-t-il ? Au niveau de l’intrigue, il y a toujours une part intéressante avec de l’action et des rebondissements concernant ce qui nous intéresse vraiment : comment vont-ils s’en sortir ? Mais malheureusement il y a autant de parenthèses sentimentales aussi mièvres qu’inutiles.

Adios, Phobos

Tout ça pour dire que non, je n’ai apprécié ce deuxième tome maintenant que j’ai plus d’exigences envers la saga. Je trouve l’écriture bâclée, trop convenue. Un beau gâchis pour une saga qui avait beaucoup de potentiel ! (Enfin, ce n’est que mon avis.)
Après réflexion, même si je serais curieuse de savoir ce qu’il se passe dans le tome 3 dont la fin a marqué les lecteurs, et même si la saga est très dépaysante et que j’aime beaucoup ce qu’a imaginé l’auteur (le Cupido, New Eden…) je ne continuerai pas l’aventure car j’ai vraiment l’impression d’être face à un vide intersidéral par moments… (lol)

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Lâcher prise, c’est vivre de Solène Revol 🐤

Lâcher prise, c'est vivre

~ 4ème de couverture ~

Anorexie. Ce mot est souvent utilisé, entendu à la télévision, lu dans les magazines, mais très peu expliqué… Nous en connaissons les conséquences mais pas les causes. La maladie touche de nombreuses jeunes filles mais aussi des garçons. Que se passe-t-il dans leur tête ? Pourquoi veulent-ils être de plus en plus maigre alors que leur vie est menacée ? Il s’agit d’un vrai problème de société. Solène Revol témoigne de son long parcours contre ses troubles du comportement alimentaire. Aujourd’hui en phase de « reconstruction », elle nous explique ce qu’est l’anorexie, comment elle en est arrivée là, et nous livre son combat pour en sortir.

~ Mon humble avis ~

Je ne lis j a m a i s de témoignage, mais allez savoir pourquoi j’ai décidé d’en lire un sur un coup de tête : il s’agit de Lâcher prise, c’est vivre d’une très jeune auteure, Solène Revol, qui a pris la plume pour raconter sa douloureuse expérience d’une maladie dont on ne connaît finalement que peu de choses : l’anorexie. Dans ce livre, nous suivons donc une jeune fille brillante à l’école, bien entourée de ses amis et de sa famille : tout pour être heureuse, a priori. Pourtant, le perfectionnisme de la lycéenne va peu à peu s’étendre à l’image de soi. Elle veut avoir le contrôle et, dans l’angoisse perpétuelle de manger plus que les personnes qui l’entourent, elle se compare, restreint son alimentation. Sans même s’en rendre compte les choses échappent totalement à cette jeune fille en train de tomber dans la spirale de l’anorexie.

J’ai beaucoup apprécié cette lecture que j’ai lu d’une traite. L’écriture est simple, fluide, et c’est vraiment impressionnant de voir à quel point l’auteure parvient à retranscrire l‘enfermement progressif dans l’enfer de la maladie avec autant de précision. L’obsession vire peu à peu au cauchemar. Comme chez beaucoup d’autres anorexiques, ici la maladie se déclenche à l’occasion d’un simple « régime »… La jeune fille va alors repousser ses limites et vouloir perdre toujours plus de poids, comme si une fois la machine enclenchée, aucun poids et aucune maigreur ne serait jamais assez satisfaisante. Les dégâts sont terribles et sa santé se dégrade sévèrement. La souffrance psychologique est aussi très difficile en raison des mensonges qu’il lui faut toujours trouver pour cacher à son entourage son mal-être. Ne pas vouloir faire souffrir les gens que l’on aime autour de soi, tout en se détruisant à petit feu : heureusement elle sera prise en charge en hospitalisation, quand il deviendra trop dangereux de continuer sur cette pente.

« Pourquoi je suis si triste alors que j’ai tout pour être heureuse ? Au moins ce mal-être, cette voix, ont enfin un nom : anorexie. »

Solène Revol raconte donc aussi sa longue hospitalisation, cette lutte permanente que représentent ces repas servis en barquette à heures fixes, l’isolement, la stagnation d’un poids.

« Cette maladie est un véritable cauchemar. Je n’ai jamais ressenti de grosse douleur physique au cours de ma vie, mais je peux affirmer que les douleurs morales engendrées par la dépression ou l’anorexie sont terribles. »

Mais Solène parle aussi de ses belles rencontres d’hospi avec d’autres jeunes filles anorexiques, et rend hommage à un personnel soignant patient et bienveillant.
Si ce livre me tentait, c’est aussi parce qu’il se termine « bien ». Bien sûr il faut mettre des guillemets pour parler de happy end dans ce genre de cas, ce n’est évidemment pas une page qui se tourne comme si rien ne s’était passé ! En tout cas j’ai beaucoup apprécié d’en apprendre plus sur cette maladie et de voir que, oui, on peut s’en sortir malgré tout, le tout c’est « de ne pas baisser les bras » pour reprendre le credo de Solène.

Il s’agit donc d’un livre très poignant, très touchant dans la sincérité avec laquelle ces morceaux de vie sont couchés sur le papier. On voit que c’est une histoire que l’auteure a eue envie de raconter, et avec laquelle elle a pris le recul nécessaire pour décrypter son comportement maladif. C’est très beau et cela véhicule un beau message d’espoir ! Que l’on se sente concerné(e) de près ou de loin, directement ou indirectement, ou que l’on désire en savoir plus tout simplement, je le conseille !

La Passe-miroir, Tome 1 : Les Fiancés de l’hiver de Christelle Dabos ❄️

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~ 4ème de couverture ~

Sous ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons, la jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. A quelle fin a-t-elle été choisie? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d’un complot mortel.

Le premier livre d’une grande saga fantastique, qui a révélé le talent exceptionnel d’un nouvel auteur.

« Tout a commencé par une image. Un visage sorti d’un miroir. Etait-ce Ophélie qui entrait dans mon monde ou moi dans le sien ? Je ne sais plus. Ce dont je suis certaine, c’est que nous serions heureuses toutes les deux de vous accueillir de l’autre côté… » Christelle Dabos.

Lauréat 2013 du Concours du premier roman organisé par Gallimard Jeunesse, RTL et Télérama.

Grand Prix de l’Imaginaire 2016.

~ Mon humble avis ~

Ça y est ! Enfin j’ai découvert le phénomène de La Passe-miroir de Christelle Dabos avec ce premier livre intitulé « Les Fiancés de l’hiver ». Alors, qu’on se le dise tout de suite : je n’ai pas participé à l’engouement général autour de cette saga, et j’en ai vraiment de la peine. Pourtant l’univers de l’auteure est unique en son genre, très original : nous suivons un petit bout de femme qui s’appelle Ophélie, passionnée d’archives elle mène une vie plutôt paisible jusqu’à ce qu’on lui annonce qu’elle va devoir épouser un homme qu’elle n’a jamais vu, et qui habite sur une autre arche que la sienne. Car le monde tel que nous le connaissons a apparemment volé en éclats, qui ne sont autres que des « arches », de petits mondes flottants. Tout ne va pas se passer comme dans le meilleur des mondes pour l’héroïne qui va se retrouver confrontée à des familles aussi mystérieuses que cruelles.

Dès les premières pages, j’ai cru que ce livre allait me plaire : l’action démarre très rapidement, et l’univers très particulier de l’auteure se dessine au fur et à mesure. J’ai beaucoup aimé le fait que les objets sur Anima peuvent se réparer d’eux-mêmes, soient animés, ça m’a fait penser au Château d’Edward Carey.
J’ai commencé à être dubitative lorsque l’héroïne arrive dans sa nouvelle demeure. La situation dans laquelle elle se retrouve avec sa tante est très frustrante, je comprenais pourquoi Ophélie ne pouvait pas se permettre de s’opposer totalement à l’autorité de Berenilde (la tante de son fiancé), assez odieuse. Malgré tout j’ai trouvé qu’il y avait quelques longueurs, et que les péripéties, toutes dirigées vers l’héroïne qui en prend plein la figure, devenaient redondantes. Malheureusement je n’étais pas au bout de mes peines puisque le roman poursuit sur cette note jusqu’à la fin, où Ophélie semble se réveiller – enfin.
Bref, beaucoup de lecteurs louent la fluidité de l’écriture de Christelle Dabos : j’ai aussi apprécié la plume de l’auteure, très simple, sans jamais de fioritures ; pourtant ça ne m’a pas propulsée dans cette lecture que j’ai eu du mal à terminer.
C’est très bizarre, en fait, parce que j’ai beau ne pas avoir aimé le livre plus que cela, je n’ai rien à lui reprocher : je pense qu’il s’agit d’un sentiment tout à fait personnel, qui a fait que je n’ai pas accroché à cette saga alors que tous les ingrédients étaient là. Je comprends donc le succès qu’elle obtient et que je trouve mérité malgré tout ! Christelle Dabos a une imagination de dingue, une belle plume, et d’après ce qu’on peut voir dans ce tome d’introduction, un très beau projet de saga, hyper riche.

Voilà, je n’ai pas été subjuguée par ce livre, par ses personnages, j’ai trouvé cela sympathique (et encore j’ai galéré à avancer dedans…), mais sans plus. J’ai trouvé que les 500 pages n’étaient pas nécessaires pour ce tome où il ne se passe pas tant de choses que cela. Adieu mes attentes d’une saga riche d’aventures et de féerie ! Tant pis pour moi !

Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une de Raphaëlle Giordano ☘

ta-deuxieme-vie

~ 4ème de couverture ~

– Vous souffrez probablement d’une forme de routinite aiguë.
– Une quoi ?
– Une routinite aiguë. C’est une affection de l’âme qui touche de plus en plus de gens dans le monde, surtout en Occident. Les symptômes sont presque toujours les mêmes : baisse de motivation, morosité chronique, perte de repères et de sens, difficulté à être heureux malgré une opulence de biens matériels, désenchantement, lassitude…
– Mais… Comment vous savez tout ça ?
– Je suis routinologue.
– Routino-quoi ?

Camille, trente-huit ans et quart, a tout, semble-t-il, pour être heureuse. Alors pourquoi a-t-elle l’impression que le bonheur lui a glissé entre les doigts ? Tout ce qu’elle veut, c’est retrouver le chemin de la joie et de l’épanouissement. Quand Claude, routinologue, lui propose un accompagnement original pour l’y aider, elle n’hésite pas longtemps : elle fonce. A travers des expériences étonnantes, créatives et riches de sens, elle va, pas à pas, transformer sa vie et repartir à la conquête de ses rêves…

~ Mon humble avis ~

Camille a 38 ans, un mari, un enfant, et un boulot qui ne l’emballe pas tant que ça. Suite à un accident de voiture en pleine campagne, elle fait la rencontre inespérée de Claude, un homme qui prétend être « routinologue » et avoir le pouvoir de lui venir en aide. Camille va tenter sa chance auprès de ce thérapeute extravaguant pour retrouver le goût à la vie. Bon, moi les trucs de développement personnel ce n’est pas ce qui m’attire du tout, je n’aime pas le côté « recette merveilleuse du bonheur » où le psychologue ou que sais-je nous parle comme une notice d’entretien. Mais là, je ne sais pas, le fait que ce soit un roman m’a plus mise en confiance, et j’ai décidé de laisser sa chance à Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une de Raphaëlle Giordano.

J’ai été agréablement surprise par cette lecture. Certes les personnages ne sont pas très développés, l’intrigue est linéaire, répétitive, l’auteure joue d’un humour facile avec moult jeux de mots pour instaurer une connivence avec le lecteur mais qu’on se le dise : ce roman n’a pas la prétention d’être le prochain Goncourt.
Ce livre est fait pour vous faire du bien. Bien sûr l’identification est optimale si vous êtes une mère un peu débordée pour qui la vie n’est pas toujours reposante mais c’est un roman qui va aussi bien parler des problèmes de couple que des problèmes de boulot, de la relation mère-fils, mère-fille, du passé, du bien-être corporel, bref : un catalogue très complet des tracas quotidiens de Monsieur et Madame Toutlemonde.
Le support « romanesque » permet à l’auteur d’illustrer toutes ses petites astuces pour être heureux à travers une héroïne-cobaye qui franchit les étapes une par une vers la quête du bonheur. Ainsi on est libres de s’inspirer de son parcours, ou pas, cette aventure n’engage qu’elle et nous ne sommes pas les destinataires de ces défis qu’elle relève. Du coup, même si le livre regorge de conseils et qu’on pourrait s’affoler devant la complexité de tout ce mic-mac, on se dit que ce n’est qu’un roman, et que l’auteur tente le plus possible de nous tendre des solutions alternatives. Si un jour on a un p’tit coup de blues, une dispute avec le chéri qui a mal tourné, on peut ré-ouvrir le bouquin comme une bouée de secours. En plus les termes techniques inventés par l’auteure sont en gras dans le roman ce qui les rend bien visibles, et ils sont même indexés à la fin du livre : pratique, non ?

Bref, même si je ne suis pas trop partisane de ce genre de délire sur la quête du bonheur etc. et que je trouve l’ensemble des conseils bien compliqué pour accéder à un état d’esprit censé être simple, apaisant (^^’), il y a néanmoins des choses que j’ai trouvées très malignes et sans doute très efficaces. Et puis la démarche de Raphaëlle Giordano est vraiment très généreuse, bienveillante. C’est évidemment un livre feel good à mettre entre de nombreuses mains !