COUP DE CŒUR. (VO) The Little Book of Hygge de Meik Wiking 🕯

The Llittle Book of Hygge

~ 4ème de couverture ~

Denmark is often said to be the happiest country in the world. That’s down to one thing: hygge.

‘Hygge has been translated as everything from the art of creating intimacy to cosiness of the soul to taking pleasure from the presence of soothing things. My personal favourite is cocoa by candlelight…’

You know hygge when you feel it. It is when you are cuddled up on a sofa with a loved one, or sharing comfort food with your closest friends. It is those crisp blue mornings when the light through your window is just right.

Who better than Meik Wiking to be your guide to all things hygge? Meik is CEO of the Happiness Research Institute in Copenhagen and has spent years studying the magic of Danish life. In this beautiful, inspiring book he will help you be more hygge: from picking the right lighting and planning a dinner party through to creating an emergency hygge kit and even how to dress.

Meik Wiking is the CEO of the Happiness Research Institute in Copenhagen. He is committed to finding out what makes people happy and has concluded that hygge is the magic ingredient that makes Danes the happiest nation in the world.

Hygge

~ Mon humble avis ~

We need to talk about hygge

Vous connaissez le « hygge » (prononcer « hou-ga »), mode de vie/art de vivre/philosophie de vie cher aux Danois ? On en a beaucoup entendu parler ces derniers temps, notamment grâce à la traduction en français du Livre du Hygge aux éditions First, écrit par Meik Wiking, président de l’institut de recherche sur le bonheur de Copenhague – oui, apparemment il existe des chercheurs sur le bonheur, et c’est trop cool. Le hygge a donc profité d’un certain effet de mode ces derniers temps : mais qu’est-ce que le hygge bon sang de bois ?! Le hygge c’est une ambiance, un sentiment de confort, de convivialité, c’est savoir apprécier les petits plaisirs de la vie, les choses simples, vraies, partager de bons moments avec les gens qu’on aime, créer de nouveaux souvenirs ensemble. En somme le hygge c’est cultiver ce qui nous rend heureux en se concentrant sur des choses précieuses, essentielles, qu’on aurait tendance à négliger en ces temps de consommation de masse et de course après la montre. Le hygge c’est apprécier le moment présent, ne faire qu’un avec lui. Dans ce livre, qui est une vraie Bible du hygge et une vraie mine d’or pour les adeptes du cocooning, l’auteur nous explique en quatorze chapitres comment incorporer plus de hygge dans nos vies !

Un guide très complet sur le hygge (et qui fera joli dans votre bibliothèque)

Hygge

J’ai acheté The Little Book of Hygge en anglais, tout simplement parce que le livre objet est sublime ! De toute manière j’ai bien fait car l’écriture de Meik Wiking est très simple, très limpide. Toutes ses explications sont claires, il parle directement au lecteur en faisant des références à des choses que tout le monde fait/éprouve dans sa vie quotidienne. Le hygge est décortiqué, analysé, mais avec de la bonne humeur, ce qui rend la lecture très agréable. On peut y glâner quelques conseils pour vivre le bonheur à la danoise. Meik Wiking, pour cela, vous met toutes les cartes en mains : des fournitures indispensables (bougies, couvertures, chaussettes en pilou-pilou…) aux activités à partager avec les siens, en passant par quelques recettes culinaires typiquement danoises et hyggeligt (adjectif dérivé du nom « hygge »), tout y passe ! J’ai beaucoup aimé les listes très complètes apportées par l’auteur, qui ne manque jamais de conseils. En plus, le livre est joliment illustré avec de magnifiques photographies pleines de douceur.
On ressort de cette lecture instruit sur ce qu’est le hygge, mais aussi – pour ma part – avec l’envie de mettre plus de hygge dans sa vie ! (Quand ce n’est pas avec l’envie de prendre un billet d’avion sans retour pour le Danemark !) En fait, même si le hygge est difficile à définir, j’en retiens principalement la sagesse. Vivre simplement, partager des moments avec les siens. On se défait de toute considération matérielle, car finalement, comme dirait notre ami Baloo : « Il en faut peu pour être heureux ! »

J’adhère donc à 100 % au hygge et à ce livre. Je peux enfin mettre un nom sur mes petites habitudes cocoonesques : dorénavant, si on me dit que je suis casanière, je pourrais répondre : « Je profite juste d’un hyggestund » (Je profite juste d’un moment de hygge).

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~ Ce qu’on peut écouter en lisant The Little Book of Hygge ~

Une cheminée virtuelle, bah… c’est mieux que pas de cheminée du tout ! Entendre les flammes crépiter et le bois craquer pendant qu’on est bien calé dans un fauteuil avec un livre, quoi de plus hyggeligt ?

La vidéo très mignonne de TwoFaceLizzie qui m’a donné envie de lire ce livre :

COUP DE CŒUR. Bilbo Le Hobbit de J. R. R. Tolkien 🗡

Bilbo Le Hobbit

~ 4ème de couverture ~

Bilbo, comme tous les hobbits, est un petit être paisible qui n’aime pas être dérangé quand il est à table. L’aventure lui tombe dessus comme la foudre, quand le magicien Gandalf et treize nains barbus viennent lui parler de trésor, d’expédition périlleuse, et du dragon Smaug… qu’il va affronter. Car Bilbo doit partir avec eux ! Et le plus extraordinaire, c’est que le hobbit affrontera tous les dangers, sans jamais perdre son humour, même s’il tremblera plus d’une fois.

Bilbo

~ Mon humble avis ~

Il y a des livres qui agissent sur nous, même une fois refermés, tant leur lecture nous a marqué : pour moi Bilbo fait partie de ceux-là. J’ai été emportée par le récit riche en aventures extraordinaires de Tolkien, et je me suis tellement attachée au personnage principal, ce petit bout de hobbit nommé Bilbo, beaucoup plus intrépide qu’il n’y paraît… L’histoire se déroule avant celle du Seigneur des Anneaux – que j’ai lu avant, pourtant, mais ça n’a pas été gênant du tout. Bilbo est donc un hobbit qui comme tous les hobbits aime à prendre du bon temps dans son trou de hobbit, enfoui dans une colline de la Comté. Son quotidien est paisible, fait de bons repas, de prélassements au coin du feu avec la pipe… Jusqu’à ce qu’un jour l’aventure vienne sonner à sa porte. Gandalf, un magicien très estimé, l’a choisi pour mener une conquête importante avec des nains qui les conduira jusqu’à la Montagne Solitaire, sous laquelle un dragon, Smaug, garde un trésor enfoui depuis des siècles… Neutraliser le terrible dragon dont toutes les légendes parlent encore, cela fait frémir le hobbit. Pourtant, celui-ci va se révéler un héros de choc dans cette mission à laquelle il va accepter de participer…

Un schéma narratif simple, et pourtant…

Bilbo le Hobbit est un roman dont la construction, a priori, ne révolutionne pas les codes de la fantasy : un héros a été choisi pour mener une quête d’un point A à un point B, mais le chemin est semé d’embûches qu’il devra surmonter afin d’arriver au bout. Pourtant, rien n’arrive machinalement, on s’attend à différentes épreuves et c’est davantage la manière dont Bilbo va réussir à s’en tirer qui nous intéresse plutôt que la nature des épreuves. Même si, là encore, les ennemis que vont rencontrer la bande à Bilbo sont très variés – et quand ce ne sont pas des ennemis en chair et en os, ce sont la faim, la soif et la fatigue. De fait ce livre est vraiment riche en aventures, avec un bon rythme, si bien qu’on ne s’ennuie ja-mais. L’action va beaucoup plus vite qu’à la lecture du Seigneur des Anneaux, qui est d’un style très différent mais tout aussi bon à mon avis. C’est un roman qui conviendrait parfaitement à de jeunes lecteurs, car n’y a pas de passages susceptibles d’être perçus comme des longueurs, et Tolkien a toujours cette petite note d’humour rafraîchissante, qui fait de Bilbo Le Hobbit un récit équilibré entre la gravité (ils courent quand même de grands dangers, ce n’est pas du vent !) et la légèreté qui émane du personnage principal.

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« Smog Vole Autour de la Montagne Solitaire », dessin de J. R. R. Tolkien © Tolkien Estate

400 pages de folles aventures, à vous donner une gueule de bois livresque une fois le livre refermé !

Non, ce titre est à peine exagéré, du moins, quand on vit le livre si fort ! Le talent de Tolkien est tout simplement génial (au sens littéral du mot), cet auteur est un vrai conteur d’histoires pour petits et grands. Des histoires qui vous emmènent dans un autre monde, peuplé de créatures féroces vivant au fin fond de l’obscurité des montagnes, de forêts où habitent des Elfes farouches, des ogres, des loups… J’ai eu l’impression de vivre cette aventure – presque – comme si j’y étais (oui parce que j’étais plutôt en mode « hobbit bien calé sous son plaid avec un bon thé chaud », en train de lire une histoire trépidante) (je pense que j’aurais vraiment vraiment eu les chocottes à la place de Bilbo, plus encore qu’à ma lecture, et surtout ce passage avec les araignées… Oh non, rien que d’y repenser je n’aime pas ça du tout ! ! !).

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De ce livre est née une nouvelle envie livresque

Afin de revivre ce genre d’émotions en lisant, je me suis dit que, puisque ce genre d’histoire me plaisait tant, il serait peut-être temps de me mettre à lire…

DE LA FANTASY !

Bah, oui, quand même, j’attends quoi, en fait ? Je suis sûre que je prendrais mon pied à lire certaines sagas mais, allez savoir pourquoi, je me suis toujours dit que ce genre de bouquins n’était pas fait pour moi.
Je pense m’être trompée.
J’adore quand les livres nous conduisent vers d’autres livres ! Je ne sais pas ce que ma découverte de la fantasy va donner mais il est grand temps que j’arrête d’éviter sans raison (ou parce que j’ai des préjugés) certains genres littéraires.

Bref, Bilbo est un énorme coup de cœur vous l’aurez compris. Un de ces livres que je relirais avec grand plaisir pour revivre des aventures uniques !

~ Ce qu’on peut écouter en lisant Bilbo Le Hobbit ~

COUP DE CŒUR. Siddhartha de Hermann Hesse 🍃

Siddhartha

~ 4ème de couverture ~

Un jour vient où l’enseignement traditionnel donné aux brahmanes ne suffit plus au jeune Siddhartha. Quand des ascètes samanas passent dans la ville, il les suit, se familiarise avec toutes leurs pratiques mais n’arrive pas à trouver la paix de l’âme recherchée. Puis c’est la rencontre avec Gotama, le Bouddha. Tout en reconnaissant sa doctrine sublime, il ne peut l’accepter et commence une autre vie auprès de la belle Kamala et du marchand Kamaswani. Les richesses qu’il acquiert font de lui un homme neuf, matérialiste, dont le personnage finit par lui déplaire.
Il s’en va à travers la forêt, au bord du fleuve. C’est là que s’accomplit l’ultime phase du cycle de son évolution. Dans le cadre d’une Inde recréée à merveille, écrit dans un style d’une rare maîtrise, Siddhartha, roman d’une initiation, est un des plus grands de Hermann Hesse, prix Nobel de littérature.

~ Mon humble avis ~

Le roman de Hermann Hesse Siddhartha raconte le destin d’un jeune brahmane portant le même nom que le fondateur du bouddhisme : Siddhartha Gautama. Mais il s’agit d’un personnage tout autre, et qui à bien des égards a lui aussi l’étoffe d’un chef spirituel. Nous suivons dans ce livre sa quête initiatique vers une forme d’apaisement de l’âme. Car pour ce jeune garçon prodige, brillant et apprécié de tous, la suite logique qui l’attend dans son éducation brahmanique n’est pas suffisante. Siddharta aura une longue route à faire, et une existence remplie d’expériences diverses, avant d’enfin trouver si ce n’est la clé du bonheur, du moins la façon d’apprécier la vie autant que faire ce peut.

Hermann Hesse

Hermann Hesse

Siddhartha est un roman magnifiquement méditatif, dont l’écriture, simple, d’une maîtrise impressionnante, sait se servir des mots justes, sans aucun superflu. On pourrait craindre un style trop ampoulé pour donner un côté contemplatif et profond, ou des descriptions languissantes afin de créer un cadre oriental (l’histoire se passe en Inde). Mais non, Hermann Hesse nous fait le plaisir de soigner son récit en y incorporant juste ce qu’il faut : la nature est omniprésente sans être étouffante, et l’écriture captivante, on en savoure les mots comme de précieux trésors pleins de sens.
Siddhartha est un personnage profondément en souffrance tant il ressent en lui ce sentiment d’absurdité généralisée. Sa quête commence le jour où il commence à douter de l’autorité qu’exerce sur lui l’éducation brahmanique :

« Ils savaient tout ces brahmanes et leurs livres sacrés, tout ; ils s’étaient occupés de tout et du reste : de la création du monde, des origines du langage […] – ils savaient une infinité de choses – mais que valait tout ce savoir, quand on ignore la seule chose qui importe le plus au monde ? »

Dès lors, assailli de réflexions spirituelles, Siddharta va mener une existence particulière : tantôt à l’écart du monde, tantôt avec lui et tous les dangers et les vices qu’il abrite. J’ai suivi ses pas sur cette route difficile avec beaucoup de curiosité ! Comment ne pas s’intéresser à ce jeune homme/errant/marchand/amant/vieillard, qui se perd dans la vie comme dans les méandres d’un labyrinthe ? Cette quête, chaque lecteur peut et doit se l’approprier, à sa façon. Qui suis-je ? Où vais-je ? Puis-je trouver un sens à ma vie en me débarrassant de toute doctrine ? Chacun a-t-il sa propre voie ? Faut-il accepter de connaître des défauts humains pour mieux les comprendre et s’en affranchir ? Autant de questionnements à travers lesquels l’âme de Siddhartha se tourmente, jusqu’à la révélation finale.

« J’ai appris à mes propres dépens qu’il me fallait pécher par luxure, par cupidité, par vanité, qu’il me fallait passer par le plus honteux des désespoirs pour refréner mes aspirations et mes passions, pour aimer le monde, pour ne pas le confondre avec ce monde imaginaire désiré par moi et auquel je me comparais, ni avec le genre de perfection que mon esprit se représentait ; j’ai appris à le prendre tel qu’il est, à l’aimer et à en faire partie »

Coup de cœur pour ce roman percutant qui a profondément résonné en moi et m’a apporté de belles réflexions basées sur l’amour, l’humilité et l’appartenance au monde. Je n’en attendais pas tant et je suis donc réellement conquise par ce destin d’une incroyable beauté.

« […] l’Amour, ô Govinda, doit tout dominer. Analyser le monde, l’expliquer, le mépriser, cela peut être l’affaire de grands penseurs. Mais pour moi il n’y a qu’une chose qui importe, c’est de pouvoir l’aimer […] de pouvoir unir dans mon amour, dans mon admiration et dans mon respect tous les êtres de la terre sans m’en exclure. »

COUP DE CŒUR. Le Golem et le Djinn de Helene Wecker

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~ 4ème de couverture ~

1899. De la Pologne à New York, Chava, mystérieuse femme d’argile affranchie par la disparition de son créateur, un rabbin qui s’est détourné de sa foi, prend peu à peu conscience du monde.
Après des siècles de réclusion, Ahmad, djinn de feu aux pouvoirs étranges, est libéré de sa prison par accident, dans l’atelier d’un artisan oriental.
Dans les dédales du Manhattan de l’époque, la rencontre de hasard de ces deux êtres d’exception, seuls à se voir tels qu’ils sont vraiment, va inspirer une magnifique histoire d’amour et de liberté sur fond de choc des cultures, au cœur d’un âge de tous les possibles.

~ Mon humble avis ~

Résumer l’intrigue de ce livre est difficile : moi même, en lisant la quatrième de couverture, je l’ai trouvée assez abracadabrante ! Nous sommes en 1899 à New York. Débarquant d’un paquebot provenant de Pologne: une mystérieuse femme, qui est en fait une golem, c’est-à-dire une femme d’argile créée par l’homme et faite pour être une esclave. Seulement, vu que son maître est mort durant la traversée, son destin est compromis, puisque elle en a besoin d’un. Pourtant, cette dernière va devoir redoubler de vigilance pour passer inaperçue, si elle veut survivre. Pas facile quand on fait la taille de Florent Manaudou et qu’on a la force d’un Terminator ! Parallèlement, une autre créature, non de terre mais de feu, va aussi devoir cacher sa vraie nature : un djinn sort subitement d’un flacon dans l’atelier d’un dinandier. Depuis combien de temps est-il là-dedans, il ne le sait pas, toujours est-il qu’un bracelet de fer au poignet atteste qu’il est prisonnier de son apparence humaine factice. Dès lors, ces deux créatures vont, soit encouragées de bienveillance, soit rejetées par méfiance, devoir s’intégrer à la communauté humaine, et poursuivre leur vie étrange dans le quartier syrien et le quartier juif du New York de 1899.

En commençant ce livre, j’ai eu assez peur de me perdre dans l’histoire car nous passons respectivement de la Pologne, à l’Orient, puis de l’autre coté de l’Atlantique, etc. Et je me suis dit que cette histoire serait peut-être trop farfelue à mon goût. Finalement, je suis devenue curieuse lorsque la Golem débarque à New York, sans ne rien connaître de cette ville, ni du pays, ni de rien du tout, en fait, pas même des gens. Cela m’a fait penser à la créature de Frankenstein qui va devoir acquérir des connaissances sur les comportements humains grâce à son observation, son expérience. Puis la Golem va faire une rencontre qui va lui sauver la mise et le danger qu’elle semblait courir s’efface, et une situation plus stable s’installe. Je pense qu’on peut à partir de ce moment-là avoir des doutes sur la destination vers laquelle nous emmène l’auteure, trouver des longueurs. Pourtant, avec le destin du djinn qui se déroule en même temps dans un autre coin de la ville, l’auteur a réussi a attiser ma curiosité : Que ce passerait-il si ces deux créatures se rencontraient ?
Mais si j’ai VRAIMENT accroché au bout d’un moment, c’est grâce à la ville qui se dessine à travers la plume de l’auteure, dont les descriptions sont toujours très belles, jamais lourdes, et très efficaces pour visualiser l’univers du roman. L’atmosphère qui se dégage peu à peu de cette lecture a vraiment été envoûtante pour moi, j’avais l’impression d’y être, simplement, que ce soit dans le désert, dans le quartier juif ou syrien, dans les allées de Central Park (à l’époque où on trouvait encore des enclos de moutons !). L’hiver, le froid et les flocons qui s’installent assez vite apportent d’autant plus de magie à l’histoire, de même que la nuit, très présente – puisque les deux créatures ne dorment jamais.
Comme je le disais plus haut, je pense que cette histoire pourrait rebuter certains lecteurs qui voudraient d’avantages d’action et de rapidité et moins de personnages disparates. Helene Wecker mise plus sur le développement de son univers et de ses personnages : d’où une immersion extraordinaire si on apprécie ce genre de procédé. Même si la quatrième de couverture promet une « romance », il n’en est rien, en tout cas ce n’est pas une romance dans le sens où on l’entend généralement. D’ailleurs, la puissance de ce roman réside aussi dans l’originalité de l’intrigue, j’ai beau chercher des histoires similaires, je n’en trouve pas, tant l’auteure mélange les cultures, les genres – du conte philosophique, du roman initiatique, de la fantasy en passant par la fiction historique – et en plus imagine une trame superbement imaginative !! L’intrigue ne s’essouffle jamais, elle se pose pour pour repartir de plus belle, enchaîne avec virtuosité désillusions et moments d’espoir, si bien que la suite des événements est toujours inattendue.
J’ai absolument adoré la manière dont le thème de l’exil, de l’étranger est développé, il devient tellement symbolique dans cette époque où immigrants de l’Europe de l’Est traversent l’océan pour découvrir le Nouveau Monde et découvrent la Statue de la liberté – dans laquelle se verra la Golem. Helene Wecker dépeint si bien l’égarement, la solitude de ces êtres loin de chez eux ! Bien sûr ce roman reprend aussi le thème de la créature qui échappe à son créateur mais il porte aussi une réflexion sur le libre-arbitre, le sens de l’existence humaine, ce qui constitue notre identité (nos actes ou nos désirs ?).

Le Golem et le Djinn a été une surprise livresque extraordinaire ! Je me suis plongée dedans sans trop savoir où je m’embarquais et j’ai été captivée par l’atmosphère du livre, ses personnages si attachants, sa mythologie et la magie qui s’en dégage. Pour un premier roman, je suis super impressionnée, c’est un livre très dense qui a dû demander tellement de documentation… ! Bref, c’est un gros gros coup de cœur pour ce livre que j’ai eu beaucoup de mal à refermer.

Voici la chouette bande-annonce qu’en ont fait les éditions Robert Lafffont ! 🙂

(Dire qu’il va falloir que j’attende 2018 pour la sortie du tome 2… u.u’)

COUP DE CŒUR. Le Journal de Gurty (Vacances en Provence) de Bertrand Santini

 

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~ 4ème de couverture ~

Quand j’étais petite, je croyais que je m’appelais « Arrête ».
Mais c’était parce qu’on me criait tout le temps « Arrête ! ».
Maintenant je sais que je m’appelle Gurty, et tant mieux : c’est plus joli.

~ Mon humble avis ~

Gurty, Gurty, Gurty… sacrée petite bête. Autant le dire tout de suite : ma rencontre avec cette chienne a été un coup de cœur livresque, instantané. Dans ce livre, Gurty prend la plume (si si, il est écrit dans le livre que Gurty a rédigé et illustré le livre, le nom de l’auteur n’est qu’un leurre) et nous raconte ses vacances en Provence, où elle part tous les étés avec son « humain », qui se nomme Gaspard. Comme tous les chiens, il lui arrive de faire des bêtises, parce que la logique de Gurty est, comment dire… canine !
J’ai adoré ce livre, en le refermant, j’ai eu l’impression de dire au revoir à des amis qui allaient me manquer. Car il y a Gurty, mais aussi Fleur, son amie, elle n’est pas normale « mais faut pas se moquer », Tête de Fesses alias Jean-Jacques, un gros matou avec lequel Gurty demeure éternellement en conflit. La vie de ces animaux est bien remplie ! Quand Gurty ne va pas à la chasse à l’écureuil (l’écureuil qui fait hi hi, très agaçant), Gurty tend des pièges à son ennemi juré, Tête de Fesses, papote avec son amie Fleur de choses et d’autres, dont les conversations ne sont pas toujours très logiques pour nous autres humains ! Que j’ai ri en lisant ce livre ! Certes l’humour pipi-caca marche toujours sur moi quand ça reste assez léger (si, parce que y a l’humour pipi-caca bien lourd, et puis l’humour pipi-caca pas « fin » mais vous voyez ce que je veux dire ? non ?), mais Le Journal de Gurty c’est aussi un humour absurde, tellement imaginatif ! Les illustrations sont parfois à elles seules hilarantes grâce aux mimiques gurtyesques qui ressortent tout de suite des dessins.
Lire Le Journal de Gurty c’est prendre un bon bol de rire, c’est frais, c’est bien écrit, les dessins sont mignons et drôles en même temps, la rigolade ne s’arrête jamais : comment s’ennuyer en lisant un livre pareil ? J’ai beau avoir 19 ans, je n’ai pas boudé mon plaisir, et peut-être que si plus jeune on m’avait mis un tel livre entre les mains j’aurais commencé à aimer la lecture plus tôt ! C’est un livre parfait pour les petits mais aussi pour les petits grands (comme moi). Et je peux vous dire que ça a même fait rire ma grand-mère, donc j’ai la conviction qu’il n’y a pas d’âge !
Enfin, cerise pour le gâteau à la fin du livre : des jeux (rébus et autres devinettes) qui m’ont vachement surprise lorsque que j’ai cru l’avoir terminé, cela m’a permis de profiter encore un peu de ces vacances provençales rocambolesques dont la fin me précipitait déjà dans la nostalgie !

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COUP DE CŒUR. Il Piccolo Principe de Antoine de Saint-Exupéry

 

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~ 4ème de couverture ~

Tutti i grandi sono stati bambini una volta. (Ma pochi di essi se ne ricordano.)

~ Mon humble avis ~

J’ai acheté Il Piccolo Principe (Le Petit Prince) en italien car, même si je ne suis encore qu’une débutante dans l’apprentissage de cette langue, je voulais ajouter à ma petite collection d’objets relatifs à ce livre cet exemplaire, trouvé par hasard. J’ai donc relu Le Petit Prince que j’avais déjà lu deux fois, dans une langue différente, et je peux dire que même en italien la poésie qui se dégage des mots de Saint-Exupéry est universelle.

Je pense que Le Petit Prince est un livre qu’on peut relire plusieurs fois dans sa vie, et y trouver à chaque fois une signification, une tonalité différente. La première fois par exemple, j’étais surprise de trouver là bien plus qu’un livre pour enfants, et j’étais émerveillée d’autant de beauté véhiculée à travers des mots si simples. Les mots de Saint-Exupéry tapent toujours en plein dans le mille comme ceux des enfants. Ce petit garçon venu des étoiles, que de leçons aurait-il à enseigner aux grandes personnes !
Le Petit Prince, c’est un livre pour enfants, mais c’est un livre qui ne peut que faire du bien à l’adulte qui le prend dans ses mains ! Ce qu’il y a de génial dans ce livre, c’est qu’il y a plusieurs niveaux de lecture. On peut très bien s’en satisfaire comme d’un conte onirique, une fable merveilleuse, et on peut aussi, une fois adulte, sentir l’urgence du message qui est porté dans ce livre (même si je n’aime pas trop parler de « message »). Ce roi maniaque de sa supériorité fictive, ce vaniteux seulement préoccupé par l’admiration des autres, ou encore l’homme d’affaires qui compte et recompte ses étoiles pour les posséder… Autant de gens qui ne voient pas avec le cœur…
S’il y a bien quelque chose qui chamboule plus que tout mon petit cœur dans ce livre, c’est aussi la relation qu’entretient le Petit Prince avec sa rose, l’amour qu’il lui porte, sans le savoir. Et le renard… Parce qu’aimer quelqu’un, c’est l’apprivoiser, devenir unique l’un pour l’autre. Certes la rose du Petit Prince est semblable aux autres roses, s’il regarde avec ses yeux, mais avec le cœur c’est tout autre chose… Ce livre effleure d’une manière si belle le grand mystère de l’amour et de l’amitié. Alors, dans ce grand désert, la solitude, il n’y a pas à s’en faire, il faut espérer qu’un jour notre Petit Prince nous parvienne, miraculeusement, et transforme notre vision du monde.

Que du bonheur que de relire ce chef d’œuvre de la littérature. Je n’explique pas ce livre, je le trouve toujours d’une justesse parfaite chaque fois que je le lis. En somme tout est dit dans Le Petit Prince. Et en plus on a le droit à de magnifiques illustrations, quoi demander de plus !

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