ABANDONNÉ. Outlander, Tome 1 : Le chardon et le tartan de Diana Gabaldon ⛰

Outlander #1~ 4ème de couverture ~

1945. Claire passe ses vacances en Écosse, où elle s’efforce d’oublier la Seconde Guerre mondiale auprès de son mari, tout juste rentré du front. Au cours d’une balade, la jeune femme est attirée par un mégalithe, auquel la population locale continue de vouer un culte étrange. Claire aura tôt fait d’en découvrir la raison : en s’approchant de la pierre, elle se volatilise pour atterrir au beau milieu d’un champ de bataille.

Le menhir l’a menée tout droit en l’an de grâce 1743, au cœur de la lutte opposant Highlanders et Anglais. Happée par ce monde inconnu et une nouvelle vie palpitante, saura-t-elle revenir à son existence d’autrefois ?

Le début d’une série incontournable !

~  Pourquoi j’ai abandonné ce livre ~

Outlander… Une saga pleine de promesses ! Depuis le succès de la série télévisée, difficile de passer à côté ! Il s’agit d’une saga monumentale (elle comporte neuf intégrales il me semble, chacune ayant la taille d’un parpaing) dont l’histoire se déroule en Écosse, au XVIIIème siècle. Outlander est à la croisée du roman historique, de la romance et certains diront même de la SF au vu du voyage dans le temps qu’effectue l’héroïne. Celle-ci, initialement infirmière pendant la Seconde Guerre mondiale ne va pas profiter longtemps des retrouvailles avec son mari Franck. À peine se sont-ils retrouvés que Claire, lors d’un voyage en Écosse sur les traces des ancêtres de son mari se trouve mystérieusement propulsée dans les Highlands de 1743.

Un voyage prometteur

La saga avait vraiment de quoi me séduire. Tout d’abord j’ai été agréablement surprise par la documentation fournie de l’auteur qui nous livre des détails historiques précis, on sent qu’elle a – en tant qu’ancienne universitaire – été loin dans ses recherches pour étoffer le cadre de son histoire et lui donner beaucoup de réalisme. Les landes écossaises, cette nature sauvage des Highlands, tous ces paysages sont somptueux et on se laisse facilement embarquer, avec Claire et toute sa clique d’hommes bourrus (elle va très vite être sous la surveillance d’un clan). Malheureusement toute cette jolie histoire s’est très vite gâtée même si j’ai persévéré, persévéré pour y croire.200w_dMais quand ça passe pas, ça passe pas…

La goutte d’eau qui a fait déborder le vase

Soyons clairs : l’héroïne étant catapulté au XVIIIème siècle dans une Écosse très arriérée où les hommes se conduisent littéralement comme des bourrins et à l’occasion des gros porcs, leurs remarques et gestes sexistes n’avait rien de surprenant, au début. Ça fait partie du lot, des désagréments liés à l’époque ! Et puis je me disais : « Elle vient du XXème siècle, elle saura prendre des risques pour les remettre à leur place, ce sera intéressant de voir comment elle va essayer de renverser cette domination limite primitive, et puis nous, lecteurs contemporains, pourrons nous identifier à elle ! »200w_dMon œil. Quand Claire s’offusque – si elle s’offusque – c’est plus par un reste de dignité (qui va diminuer peu à peu…) que par une réelle indignation viscérale. Claire elle est OK qu’on la traite comme un bout de viande, on peut lui toucher les fesses en passant, elle va trouver ça bizarre sur le moment et puis, oh, elle va s’y faire hein, puisque c’est comme ça que ça marche. J’avais confiance en le personnage de Jamie, qui lui avait un comportement a priori décent envers les femmes. ET PUIS IL Y A EU LA GOUTTE D’EAU. Une scène qui m’a fait halluciner et là je me suis dit : « Wow, ça devient trèès malsain. Ai-je vraiment envie de lire ça ? » Je ne vais pas spoiler mais sachez que le viol et la violence se mêlent dangereusement à l’érotisme, j’ai même l’impression que ça vire à l’obsession chez l’auteure qui doit avoir des délires chelous dans sa tête.

Bref, à l’inverse de l’héroïne je ne suis pas maso, j’ai donc préféré en rester là avec Outlander. Je comprends que l’on puisse aimer cette saga, je ne crache pas complètement dessus, il y a des bons côtés mais il y a des choses qui m’ont terriblement gênée, et dans ces cas-là vous conviendrez qu’il est difficile de prendre du plaisir dans sa lecture voire même de se détendre un tant soit peu ! Je n’ai lu que la moitié du livre (400 pages environ quand même) donc je ne juge pas vraiment le tome 1 dans son intégralité vu que j’ignore ce qu’il se déroule après ! En tout cas, Outlander ce n’est pas du tout ma tasse de thé.

~ Un petit extrait pour la route ♥ ~

Jamie

ABANDONNÉ. Féerie pour une autre fois de Louis-Ferdinand Céline

feerie-pour-une-autre-fois

~ 4ème de couverture ~

« Cette édition est la première qui réunisse en un seul volume et sous le même titre, conformément à l’intention initiale de Céline, les deux parties de Féerie pour une autre fois. Depuis leur édition originale, respectivement en 1952 et 1954, et jusqu’à la publication, en 1993, du tome IV des Romans de Céline dans la Bibliothèque de la Pléiade qui les contient, elles avaient été éditées à part, la seconde, qui plus est, sous le titre de « Normance », alors que c’est aux épisodes qu’elle raconte que le titre Féerie pour une autre fois avait été plus spécialement destiné.
Céline, tandis qu’il y travaillait, pensait à ce roman comme à un second Voyage au bout de la nuit, de nature, vingt ans après, à étonner le public autant que le roman de 1932, et ouvrant comme lui des voies nouvelles qu’il pourrait ensuite explorer. Il n’est pas dit que, son œuvre romanesque désormais considérée et appréciée dans sa totalité, Féerie pour une autre fois n’y trouve pas cette place qu’il lui avait assignée. »
Henri Godard.

~ Pourquoi j’ai abandonné ce livre ~

J’ai commencé ce livre en pensant y retrouver le Céline génial du Voyage et de Mort à crédit, et mon Dieu ce que j’ai été déçue ! Il éructe, se lamente sur son propre sort, ce complait dans son rôle d’écrivain maudit, lui qu’on jalouse, que l’on qu’on regarde de biais dans le Paris des années 40, jusqu’à ce qu’on vienne l’arrêter… Tous des pourris, hein ! Mais lui est l’incompris, le martyr, Ulysse devant quitter sa patrie, chassé de chez lui… Stop ! J’ai arrêté ma lecture au bout de soixante-dix pages parce que ce livre n’est qu’un réceptacle de haine, où tout est exclamations, phrases incompréhensibles, monologue pénible. Bref, je suis fasciné par le personnage que Céline s’est forgé à partir de son exil au Danemark, mais je le trouve insupportable…

ABANDONNÉ. Robur-le-Conquérant de Jules Verne

robur~ 4ème de couverture ~

Quel émoi dans Philadelphie ! Dès les premières heures, on savait ce qui s’était passé la veille à la séance du Weldon-Institute : l’apparition d’un mystérieux personnage, un certain ingénieur nommé Robur – Robur-le-Conquérant ! – la lutte qu’il semblait vouloir engager contre les ballonistes, puis sa disparition inexplicable. Mais ce fut bien une autre affaire, lorsque toute la ville apprit que le président et le secrétaire du club, eux aussi, avaient disparu !
C’est à bord de L’Albatros, une prodigieuse machine volante, que nous retrouverons Uncle Prudent et Phil Evans. Enlevés par Robur, ils vont, bien malgré eux, survoler le monde, vivre des aventures inouïes… Mais nos deux farouches ennemis des appareils « plus lourds que l’air » ne s’avouent pas vaincus et feront tout pour s’échapper…
Robur-le-Conquérant, un roman prémonitoire où Jules Verne envisage avec une précision et une intelligence remarquables toutes les possibilités futures de l’aviation.

~ Pourquoi j’ai abandonné ce livre ~

Comme avec Le tour du monde en 80 jours, je suis déçue. Les romans de Jules Verne promettent toujours des aventures super chouettes, et quand en fin de compte je m’y plonge, je me rends compte que le côté merveilleux et fantastique de ses inventions géniales est complètement miné par le côté barbant et scientifique de ses longs développements géographiques. Ici, ce voyage en bateau volant qui promettait de folles aventures me semble juste un prétexte pour parler des paysages américains que les personnages survolent. Je suis arrivée à la quasi-moitié du roman et l’action ne démarrait toujours pas, les personnages capturés demeuraient invraisemblablement passifs et j’ai donc décidé d’abandonner cette lecture.