Bilan de 2016 : Mes meilleures et mes pires lectures

Et voilà ! Nous sommes déjà à l’aube de cette nouvelle année, il est temps de faire le bilan de mes meilleures lectures et de mes pires lectures de 2016 ! C’était une année livresque assez décevante je dois le dire, mais c’est d’une part à cause du bac qui m’a bien occupée jusqu’en juin, et d’autre part – surtout – à cause de mes choix de lectures qui ne sont, je m’en rends compte aujourd’hui, pas très variés, pas très fous-fous quoi. J’ai pu découvrir avec le Salon Livre Paris la littérature coréenne, pour le meilleur et pour le pire, mais je suis restée un peu coincée dans les classiques et la littérature contemporaine. En plus, en arrivant à la fac, j’ai mis de côté mes lectures personnelles, ce qui n’était pas obligatoire pour réussir, et je compte bien me rattraper en 2017 !
Voici donc mon flop 5 et mon top 5 livresques de 2017 ! :3

flop-5flop-5J’ai tué Phil Shapiro est un recueil de nouvelles humoristiques de Ethan Coen, surtout connu pour ses (très bons) films qu’il réalise avec son frère Joel. Comme je suis fanatique de ces réalisateurs américains complètement barges, j’ai craqué en voyant le nom d’« Ethan Coen » sur la couverture. Je m’attendais à un humour tout aussi loufoque que dans ses films, mais si quelque fois j’ai ri en lisant ce livre, j’ai trouvé l’ensemble assez lourd… D’ailleurs je ne me rappelle plus trop de ce que j’ai lu. Dommage !

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Grâce au Salon du livre de Paris, j’ai découvert flop-4la littérature coréenne, notamment avec Kim Young-ha, un des auteurs les plus en vogue là-bas. Malheureusement, ce livre a été une déception totale. On suit des jeunes coréens vivant dans la débauche. Au centre de cette jeunesse livrée à elle-même, le personnage de Jeï, qui vit dans la rue et adopte un train de vie proche de l’ascèse, véritable figure charismatique à l’instar de Bouddha, promettait une histoire avec un fond philosophique, contemplatif… Que nenni ! Je suis restée dubitative face à ce roman, je n’ai pas compris où l’auteur voulait en venir avec son histoire.

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J’avais entendu parler de Pierre Loti comme une figure incontournable, alors quand j’ai vu un énorme recueil de ses voyages en Asie j’ai pensé que c’était une bonne occasion de le découvrir. Malheureusement cette lecture fut un petit calvaire pour moi, tout simplement parce que je n’ai pas du tout du tout du tout accroché avec Pierre Loti, raciste, qui se conduit comme le parfait colon occidental de la fin du XIXème siècle. Bref, ça me hérisse les poils rien que d’y penser. J’avais quand même apprécié son récit sur son voyage au Cambodge, lorsqu’il a visité les ruines d’Angkor, mais le nom de Pierre Loti m’évoque maintenant de mauvais souvenirflop-2s.

Si Salammbô n’est pas ma pire lecture de l’année, elle l’est pourtant au niveau du plaisir que j’ai pris à le lire. C’était un cauchemar, et même si c’est un classique, je n’ai pas honte de le dire ! Salammbô est pour moi l’incarnation de l’ennui. J’ai eu en horreur les descriptions savantes de Flaubert. Il nous catapulte des siècles en arrière, genre troisième siècle, et il nous laisse là-dedans, en plein dans une guerre atroce sans rien qui nous parle, à nous, lecteurs de l’époque contemporaine. Je me suis rendue compte grâce à cette lecture que pour moi une belle écriture, même celle de Flaubert, n’est pas suffisante pour faire un bon roman.

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Alors Hortense, c’est pour moi la grosse BLAGUE de 2016. J’ai voulu lire quelque chose de nouveau – ce qui est une bonne initiative – mais sur un coup de tête, là où j’aurais mieux fait d’y réfléchir à deux fois. Hortense c’est un thriller qui vous met d’abord l’eau à la bouche, l’intrigue à l’air super : une dame dont la fille a été enlevée par son conjoint il y a de cela une vingtaine d’années croit, après tout ce temps, l’avoir croisée dans la rue. Elle va se rapprocher de cette jeune femme, persuadée que c’est elle. Le roman multiplie tellement les pistes (bien qu’il ne se passe rien durant la lecture qui fasse un tant soit peu avancer l’intrigue) que l’on est curieux d’aller jusqu’à la fin pour savoir comment l’auteur a réussi à ordonner ce casse-tête tordu ! Et puis vous arrivez à la fin, par optimisme, avec de l’espoir, après avoir supporté l’écriture infâme de Jacques Expert, et là : c’est le drame. La fin n’a aucun sens, même encore maintenant ça m’énerve rien que d’y penser, à la façon dont l’auteur se fout de notre gueule ! Bref, c’était ma pire lecture de 2016, sans aucune hésitation.

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Top #5.pngJ’étais totalement comblée de retrouver Knausgaard, reprendre la lecture de son entreprise littéraire démesurée (son autobiographie contient 6 tomes !). J’adore et j’admire la sincérité avec laquelle il écrit sa vie, d’abord d’adolescent, de jeune adulte, puis de jeune écrivain qui cherche à écrire mais qui doit faire avec sa récente paternité. Il dépeint avec la même franchise ses joies et ses peines, ses problèmes conjugaux, son irrépressible envie d’écrire alors que ses conditions de vie ne lui permettent pas de souffler… Ce tome est encore meilleur que le précédent.

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J’ai adoré ma lecture de Frankenstein ou le top-4Prométhée moderne, bien que je ne m’attendais pas du tout à ce genre d’atmosphère. Parce que l’imaginaire collectif a fait de l’histoire de Frankenstein un sujet d’épouvante, j’imaginais le destin de ce docteur comme quelque chose qui vous glace le sang d’horreur, j’imaginais un monstre horrible, sanguinaire, sans foi ni loi… Eh bien non, pas du tout ! Le destin de Frankenstein est en fait d’autant plus horrifiant dans les enjeux philosophiques qu’il soulève par sa transgression. En plus, le roman représente à plusieurs reprises certains travers de notre société comme le rejet de l’Autre, et la créature n’est pas du tout le monstre qu’on croit.

top-3C’est sans aucun doute le livre le plus original de mon année 2016 ! L’histoire est complètement loufoque, nous suivons ce qui se passe à l’intérieur d’une demeure atypique, où chaque personnage de la famille des Ferrailleurs se voit attribué à la naissance un objet, tel qu’une bonde de lavabo, une poignée de porte… Tout par à vau l’eau quand les objets en question se mettent à vivre, littéralement, et créent un sacré remue-ménage. Un bon mélange de fantastique et de cruauté timburtonesque ! En tout cas on ne s’ennuie pas dans cette lecture, et en prime on a le plaisir d’avoir de superbes illustrations de l’auteur !top-2

J’ai lu ce livre après avoir vu le film culte qui en a été adapté, mais ça ne m’a pas du tout empêché d’être happée par l’histoire de Tyler Durden. C’est surtout l’écriture de l’auteur qui m’a frappée en premier : vive, puissante, presque électrique j’ai envie de dire. Ce livre est juste fou, démentiel. Je relirai ce livre bien volontiers en VO, et je compte bien aussi lire la suite publiée en BD !

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top-1Je ne connaissais pas le travail de Taniguchi, c’est mon copain qui me l’a conseillé, et quelle découverte ! Un homme se trouve projeté des années en arrière, lorsque encore lycéen ils vivait avec ses parents, sa sœur, et que tous formaient une très belle famille – jusqu’à ce que son père décide de partir, sans donner d’explication… Alors, avec son expérience de père et de mari, le fils va tenter de comprendre les motivations de cet homme qu’il ne connaissait pas si bien. Peut-il changer le cours des choses ? En même temps que ces questions l’assaillent, Hiroshi Nakahara redécouvre les joies de son insouciante jeunesse…
Il s’agit d’une histoire poignante, émouvante, poétique, sublime. Taniguchi nous entraîne dans une expérience toute particulière, teintée de nostalgie. Les dessins sont juste magnifiques et participent à faire de ce roman graphique un ouvrage extrêmement délicat.

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QUE VOTRE ANNÉE 2017 SOIT PLEINE DE BELLES LECTURES !