Le BGG de Roald Dahl đŸ‘‚

Le BGG

~ 4Ăšme de couverture ~

« Les hommes de terre ne croient pas vraiment aux gĂ©ants. Ils pensent que nous n’existons pas. »

Sophie ne rĂȘve pas, cette nuit-lĂ , quand elle est tirĂ©e de son lit par un gĂ©ant ! Heureusement, c’est le Bon Gros GĂ©ant, le BGG, qui se nourrit de schnockombres et boit de la frambouille. Mais il existe d’autres gĂ©ants au pays des gĂ©ants : des brutes de quinze mĂštres de haut qui ne raffolent que d’une chose : les hommes de terre. Sophie et son ami le BGG pourront-ils les arrĂȘter ? EspĂ©rons-le, sinon vous pourriez bien ĂȘtre le prochain Ă  vous faire gober par un affreux gĂ©ant.
Le BGG

~ Mon humble avis ~

Sophie est une petite fille qui vit dans un orphelinat. Sa vie prend un tour inattendu lorsqu’une nuit, alors qu’elle veille encore Ă  « l’heure des ombres », elle aperçoit par la fenĂȘtre une forme gigantesque qui arpente les rues endormies. Cette crĂ©ature, elle s’en rendra vite compte, est un gĂ©ant. MalgrĂ© elle elle sera emmenĂ©e jusqu’au pays du gĂ©ant, un dĂ©sert rocailleux. Mais ce gĂ©ant n’est pas aussi mĂ©chant que Sophie pouvait le craindre… C’est le BGG : le Bon Gros GĂ©ant. Ensemble, ils vont apprendre Ă  se connaĂźtre, bien que la communication entre eux d’eux ne soit pas toujours Ă©vidente ! Car le BGG a tendance Ă  s’emberlificoter les pinceaux, comme qui dirait. Malheureusement, il est impossible Ă  la petite fille de sortir de la caverne du BGG : au dehors rĂŽdent de vilains gĂ©ants mangeurs d’hommes de terre ! Le BGG et Sophie vont essayer d’arrĂȘter ces brutes de quinze mĂštres de haut et ils feront appel Ă  leur courage mais aussi Ă  leur inventivitĂ©.

MalgrĂ© la frambouille, cette lecture a manquĂ© de pep’s

Autant le dire tout de suite, j’ai eu beaucoup de mal Ă  accrocher Ă  cette lecture que j’ai fait durer plusieurs semaines. Les deux personnages sont trĂšs attachants et leur relation est mignonne ; le langage extrĂȘmement confus du BGG est trĂšs drĂŽle Ă  lire (du moins, au dĂ©but) ; leur voyage au pays des gĂ©ants, la chasse aux rĂȘves avec des filets Ă  papillons, les crĂ©pitages causĂ©s par la frambouille : tout cela est imaginatif, onirique. Pourtant j’ai trouvĂ© qu’il manquait Ă©normĂ©ment de folie Ă  cette histoire. De plus une grande partie du roman est seulement constituĂ©e de dialogues entre les deux protagonistes ce qui devient, Ă  la fin, un peu lourd Ă  lire. J’attendais des pĂ©ripĂ©ties, des dangers contre lesquels se dĂ©fendre, des obstacles Ă  surmonter : or j’ai trouvĂ© l’ensemble assez fade et trĂšs rĂ©pĂ©titif.

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Cette fin qui m’a mise mal Ă  l’aise

Sans spoiler, je ne dirais que ceci : Ă  un moment donnĂ©, le BGG et Sophie montent un plan ensemble afin de se dĂ©barrasser des mauvais gĂ©ants. Leur idĂ©e pour y parvenir est bien farfelue mais aprĂšs tout, pourquoi pas ! J’avais hĂąte de voir ce qu’allait donner la reine d’Angleterre dans cette histoire (je ne rĂ©vĂšle rien, on sait au dĂ©but du roman qu’elle fait partie des personnages). Malheureusement j’ai Ă©tĂ© déçue de voir que tout se dĂ©roulait comme prĂ©vu, il n’y a aucune surprise, aucune folie, mĂȘme si une personne rĂ©elle – et pas n’importe laquelle, sa MajestĂ© – prend part aux Ă©vĂ©nements. Mais ce qui m’a le plus dĂ©rangĂ©e outre cette absence d’imprĂ©vus, c’est la fin et notamment le sort qu’on rĂ©serve aux gĂ©ants. Étrangement je l’ai trouvĂ© cruelle et malaisante, alors qu’il s’agit de monstres. Je pense que c’est dĂ» au fait que les gĂ©ants dans cet histoire m’apparaissent avant tout comme des monstres qui nuisent sans s’en rendre compte, ils ont beau avoir des patronymes comme « Avaleur de chair fraĂźche » ou « Buveur de sang », ils sont mauvais parce que c’est dans leur nature, et c’est comme s’ils n’avaient pas conscience de la cruautĂ© de leurs actes. Du coup, mĂȘme si leur sort est reprĂ©sentĂ© comme une juste punition, je l’ai trouvĂ© cruel quand mĂȘme car les personnages semblent se rĂ©jouir de les voir souffrir – ce qui fausse, pour moi, totalement la morale que l’on veut transmettre. Bref, je n’ai pas Ă©tĂ© convaincue par ce dĂ©nouement que j’ai trouvĂ©… bizarre.

Le BGG fut donc une lecture faaaaastidieuse. Je n’ai pas Ă©tĂ© emportĂ©e dans l’univers Ă©poustouflant qu’a l’habitude de crĂ©er Roald Dahl. Sans doute est-ce un sentiment tout Ă  fait personnel, la magie n’a pas fonctionnĂ© et puis c’est tout ! (MĂȘme si pour moi le roman a quand mĂȘme ses dĂ©fauts…)

2 réflexions sur “Le BGG de Roald Dahl đŸ‘‚

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