Saint-Exupéry, Tome 2 : Le Royaume des étoiles de P.-R. Saint-Dizier et C. Fernandez 🛩

Saint-Exupéry #2

~ 4ème de couverture ~

Ou le récit de comment Le Petit Prince est né…

1940. L’aventure de l’Aéropostale n’est plus qu’un lointain souvenir. Alors que la France sombre dans l’Occupation, Antoine de Saint-Exupéry débarque à New York, où il compte bien convaincre les Américains d’intervenir militairement. En attendant de pouvoir de nouveau voler, il se consacre corps et âme à l’écriture, puisant avec nostalgie dans ses souvenirs. De ses nuits de solitude et de profonde mélancolie naît en 1943 un conte pour enfants – Le Petit Prince – qui vient apporter en pleine guerre un peu de lumière, d’innocence et de merveilleux…

Après avoir découvert l’aventurier, ce deuxième volume consacré aux dernières années de Saint-Exupéry nous présente davantage l’écrivain et l’une de ses plus belles œuvres : Le Petit Prince.

~ Mon humble avis ~

Dans ce deuxième tome, nous sommes en 1940 au moment où Antoine de Saint-Exupéry débarque à New York pour faire la promotion de son nouveau roman, Terre des hommes. Il en profite pour essayer de convaincre les Américains de rentrer en guerre aux côtés des Français. Dans ce climat rempli de tension et d’inquiétude, l’auteur ne va pas supporter de rester en exil à l’étranger et va demander à remonter dans un avion, même s’il n’a plus l’âge pour cela. En parallèle, il passe des nuits en solitaire devant le manuscrit de son conte philosophique et poétique Le Petit Prince… Puis il remontera à bord d’un avion, dira un dernier au revoir à sa femme Consuelo, et ira rejoindre les étoiles…

Comment le petit prince est né

Si j’ai été déçue par le premier tome, qui relevait plus selon moi d’un hommage rendu aux pionniers de l’aviation française, celui-ci correspondait davantage à mes attentes. On y découvre un Antoine de Saint-Exupéry plus intime, mélancolique, solitaire, mais on y retrouve aussi cette figure héroïque, courageuse, lui qui est près à aller au devant du danger pour accomplir son « devoir ». Il est aussi profondément marqué par ses souvenirs de l’Aéropostale, et des frayeurs qu’il a eues. Tout ceci participe au contexte qui entoure la création de son conte devenu si célèbre ensuite. J’ai trouvé ce tome beaucoup plus riche et émouvant sur la personne de Saint-Exupéry. De plus, les dessins sont toujours aussi agréables à regarder.

J’ai bien fait de lire le deuxième tome malgré que je n’aie pas particulièrement apprécié le précédent car je trouve celui-ci meilleur. Il y a cette poésie qui manquait dans le premier volume. Une lecture intéressante !

Saint-Exupéry, Tome 1 : Le Seigneur des sables de P.-R. Saint-Dizier et C. Fernandez 🛩

Saint-Exupéry #1

~ 4ème de couverture ~

La grande aventure des pionniers de l’aviation

Octobre 1926. Antoine de Saint-Exupéry, qui rêve de devenir pilote d’avion, réussit à se faire engager à Toulouse pour travailler au sein de la compagnie Latécoère, future Aéropostale. Créée quelques mois après la Première Guerre mondiale, cette société relève le pari d’acheminer le transport du courrier par avion entre la France et l’Amérique du Sud via l’Afrique de l’Ouest. Très vite, Saint-Exupéry est dépêché à Cap Juby, une escale stratégique située en plein Sahara. Là, au contact des tribus nomades, le jeune pilote puise son inspiration pour l’écriture de son premier roman Courrier Sud. La genèse du Petit Prince, qui fera de lui un auteur mondialement reconnu, n’est pas loin…

Dans une subtile fiction inspirée de faits réels, Pierre-Roland Saint-Dizier et Cédric Fernandez vous proposent de retracer l’histoire de l’Aéropostale à travers le regard de ceux qui l’ont faite, parfois au péril de leur vie.

Ce titre a le soutien de la Fondation Antoine de Saint-Exupéry et tout album acheté contribue au soutien de ses actions en faveur de l’éducation des jeunes en difficulté.

~ Mon humble avis ~

J’étais curieuse de lire cette bande dessinée sur un auteur que j’admire particulièrement et en même temps dont je ne sais pas grand chose : Antoine de Saint-Exupéry. En deux volumes, Pierre-Roland Saint-Dizier (au scénario) et Cédric Fernandez (au dessin) nous racontent quelques épisodes marquant dans la vie du créateur du Petit Prince. Dans ce premier tome, nous suivons Antoine qui en 1926 tente d’intégrer la compagnie Latécoère, l’ancêtre de l’Aéropostale. Son rêve est de voler, et il sera intégré puis envoyé à Cap Juby, une escale perdue dans le Sahara. Le futur écrivain y fait l’expérience de la solitude et de l’écriture.

QUI ES-TU SAINT-EXUPERY ?

J’étais confiante en commençant cette BD, et pourtant j’ai trouvé que l’histoire prenait du temps… à décoller ! Nous ne savons pas vraiment ce qui se passe dans la tête d’Antoine lorsque celui-ci fait part de son rêve de voler, ce qui se cache derrière son ambition de devenir aviateur. Ce n’est pas une lecture désagréable, d’autant que les dessins sont très beaux et les couleurs du Sahara au soleil couchant splendides. J’aurais aimé pénétrer plus profondément dans les pensées de ce personnage mystérieux, songeur, à qui il échappe de temps à autre des phrases percutantes, poétiques (extraites de son œuvre et de sa correspondance). Mais on en reste à son quotidien dans le désert avec ses collègues, aux dangers qui les guettent chaque jour, que ce soit en l’air avec des avions parfois très fragiles, ou sur terre, où ils sont entourés de tributs qui ne leur veulent pas que du bien.

J’ai donc été déçue par cette BD qui ne m’a malheureusement pas procuré d’émotions. J’en ressors avec des détails sur la vie de Saint-Exupéry, sans vraiment avoir l’impression de le connaître mieux. (En revanche j’ai appris des choses sur ces pionniers de l’aviation !)

TAG. Mon rapport à la lecture 📖

Tag #1

Hey ! Aujourd’hui j’avais envie de proposer quelque chose de différent sur le blog (vous me direz : ce serait pas de trop vu que je ne poste que des chroniques et des bilans), j’ai donc repris le tag « Mon rapport à la lecture » créé par la booktubeuse Alexia de La petite vie d’Alexia. Il s’agit d’un tag tout simple de 8 questions qui portent de façon générale sur notre rapport à la lecture – comme le titre l’indique. Trève de blabla, on y va !

1) Quel est ton rythme de lecture ?

Je ne me suis jamais considérée comme une « boulimique de lecture » dans le sens où quand je me compare à d’autres lecteurs/lectrices je réalise que j’ai un rythme plutôt modéré. Ceci dit jusqu’ici je n’avais jamais fait attention au nombre de livres que je lisais en une année par exemple, donc impossible de savoir si j’en lis plutôt une cinquantaine ou plus ! Je ne cherche pas, de toute façon, à avoir un rythme particulier : cette année je participe au challenge Goodreads qui consiste à se fixer un nombre de livres à lire dans l’année, mais c’est simplement pour veiller à lire suffisamment de lectures personnelles en dehors de mes lectures de cours : cinquante, ça me semble raisonnable. D’ailleurs j’en suis déjà à la moitié !
En tout cas, que je lise 10 livres ou 2 livres dans le mois, du moment que j’ai pris du plaisir dans mes lectures, c’est le plus important !

2) Un ou plusieurs livres en même temps ?

Un à la fois ! Sauf lorsque j’ai des lectures pour la fac et que je n’ai pas envie de ne lire que ça, je lis rarement plusieurs livres en même temps. Je n’aime pas jongler entre différents ouvrages car je n’ai pas l’impression de leur donner l’attention qu’ils méritent. J’aime me plonger dans une histoire, et je reste généralement fidèle, jusqu’à la fin (ou alors il y a de l’ennui dans l’air, et dans ce cas-là ça ne sert à rien de s’acharner !).

3) Papier ou ebook ?

Le papier, c’est la vie ! Aucune technologie ne remplacera cette sensation des feuilles qui défilent entre nos doigts, du toucher du grain, de l’odeur des pages. Cependant j’ai arrêté de cracher sur les liseuses depuis que je m’y suis mise, parce que vraiment ça a des avantages non négligeables ! J’aime beaucoup lire des ebooks aussi, et je pense que je vais de plus en plus en lire pour éviter l’accumulation inutile. Donc je choisis l’irremplaçable papier, mais ma réponse exacte serait plutôt qu’on peut très bien se satisfaire des deux, puisqu’ils sont à bien des égards complémentaires l’un de l’autre !

4) Relis-tu tes livres ?

Pour être honnête, jusqu’ici, cela m’est très peu arrivé. Mais je compte bien m’y mettre ! C’est vrai que le marché du livre regorge de mille tentations nouvelles, tout le temps, ce qui fait qu’on a toujours un ouvrage à découvrir, qui nous fait envie, et pendant ce temps-là on se dit : « Celui-là il était cool, il faudra que je le relise… un jour ! »

5) Quel genre de livre lis-tu principalement ?

Des classiques et des contemporains. Mais je compte bien sortir un peu de ma zone de confort ! Je vais finir par m’ennuyer sinon.

6) Quel est ton rapport avec ta PÀL ?

C’est un rapport qui peut devenir compliqué ! Je n’aime pas avoir une PÀL de plus de 10 livres, et même 10 livres je crois que ça fait trop. J’aime bien choisir mes lectures en fonction de mes envies – qui changent tout le temps – et je n’aime pas acheter des livres si j’en ai déjà. La PÀL chez moi est un synonyme de culpabilité. C’est psychologique, je n’y peux rien. Du coup, j’essaie d’avoir une PÀLounette, une ‘tite PÀL de rien du tout, sinon je p a n i q u e.

7) As-tu déjà eu une panne de lecture ? Que fais-tu pour en sortir ?

Je ne sais pas trop ce qu’on entend par « panne de lecture », est-ce que c’est quand on cesse d’avoir envie de lire pendant plusieurs jours/semaines ? Ça peut m’arriver de ne pas lire pendant un voire deux jours, de « négliger » la lecture au profit d’autres activités mais je ne vois pas ça comme un mal, ou comme la panne de quoi que ce soit.

8) Qu’est-ce qu’un lecteur ?

Une personne qui aime lire, peu importe son rythme de lecture, sa préférence pour le papier ou le numérique, sa préférence pour tel ou tel genre littéraire, du moment que le plaisir est là !

Voilà ! Si vous voulez reprendre le tag vous aussi, n’hésitez pas ! :3

Le BGG de Roald Dahl 👂

Le BGG

~ 4ème de couverture ~

« Les hommes de terre ne croient pas vraiment aux géants. Ils pensent que nous n’existons pas. »

Sophie ne rêve pas, cette nuit-là, quand elle est tirée de son lit par un géant ! Heureusement, c’est le Bon Gros Géant, le BGG, qui se nourrit de schnockombres et boit de la frambouille. Mais il existe d’autres géants au pays des géants : des brutes de quinze mètres de haut qui ne raffolent que d’une chose : les hommes de terre. Sophie et son ami le BGG pourront-ils les arrêter ? Espérons-le, sinon vous pourriez bien être le prochain à vous faire gober par un affreux géant.
Le BGG

~ Mon humble avis ~

Sophie est une petite fille qui vit dans un orphelinat. Sa vie prend un tour inattendu lorsqu’une nuit, alors qu’elle veille encore à « l’heure des ombres », elle aperçoit par la fenêtre une forme gigantesque qui arpente les rues endormies. Cette créature, elle s’en rendra vite compte, est un géant. Malgré elle elle sera emmenée jusqu’au pays du géant, un désert rocailleux. Mais ce géant n’est pas aussi méchant que Sophie pouvait le craindre… C’est le BGG : le Bon Gros Géant. Ensemble, ils vont apprendre à se connaître, bien que la communication entre eux d’eux ne soit pas toujours évidente ! Car le BGG a tendance à s’emberlificoter les pinceaux, comme qui dirait. Malheureusement, il est impossible à la petite fille de sortir de la caverne du BGG : au dehors rôdent de vilains géants mangeurs d’hommes de terre ! Le BGG et Sophie vont essayer d’arrêter ces brutes de quinze mètres de haut et ils feront appel à leur courage mais aussi à leur inventivité.

Malgré la frambouille, cette lecture a manqué de pep’s

Autant le dire tout de suite, j’ai eu beaucoup de mal à accrocher à cette lecture que j’ai fait durer plusieurs semaines. Les deux personnages sont très attachants et leur relation est mignonne ; le langage extrêmement confus du BGG est très drôle à lire (du moins, au début) ; leur voyage au pays des géants, la chasse aux rêves avec des filets à papillons, les crépitages causés par la frambouille : tout cela est imaginatif, onirique. Pourtant j’ai trouvé qu’il manquait énormément de folie à cette histoire. De plus une grande partie du roman est seulement constituée de dialogues entre les deux protagonistes ce qui devient, à la fin, un peu lourd à lire. J’attendais des péripéties, des dangers contre lesquels se défendre, des obstacles à surmonter : or j’ai trouvé l’ensemble assez fade et très répétitif.

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Cette fin qui m’a mise mal à l’aise

Sans spoiler, je ne dirais que ceci : à un moment donné, le BGG et Sophie montent un plan ensemble afin de se débarrasser des mauvais géants. Leur idée pour y parvenir est bien farfelue mais après tout, pourquoi pas ! J’avais hâte de voir ce qu’allait donner la reine d’Angleterre dans cette histoire (je ne révèle rien, on sait au début du roman qu’elle fait partie des personnages). Malheureusement j’ai été déçue de voir que tout se déroulait comme prévu, il n’y a aucune surprise, aucune folie, même si une personne réelle – et pas n’importe laquelle, sa Majesté – prend part aux événements. Mais ce qui m’a le plus dérangée outre cette absence d’imprévus, c’est la fin et notamment le sort qu’on réserve aux géants. Étrangement je l’ai trouvé cruelle et malaisante, alors qu’il s’agit de monstres. Je pense que c’est dû au fait que les géants dans cet histoire m’apparaissent avant tout comme des monstres qui nuisent sans s’en rendre compte, ils ont beau avoir des patronymes comme « Avaleur de chair fraîche » ou « Buveur de sang », ils sont mauvais parce que c’est dans leur nature, et c’est comme s’ils n’avaient pas conscience de la cruauté de leurs actes. Du coup, même si leur sort est représenté comme une juste punition, je l’ai trouvé cruel quand même car les personnages semblent se réjouir de les voir souffrir – ce qui fausse, pour moi, totalement la morale que l’on veut transmettre. Bref, je n’ai pas été convaincue par ce dénouement que j’ai trouvé… bizarre.

Le BGG fut donc une lecture faaaaastidieuse. Je n’ai pas été emportée dans l’univers époustouflant qu’a l’habitude de créer Roald Dahl. Sans doute est-ce un sentiment tout à fait personnel, la magie n’a pas fonctionné et puis c’est tout ! (Même si pour moi le roman a quand même ses défauts…)

COUP DE CŒUR. (VO) The Little Book of Hygge de Meik Wiking 🕯

The Llittle Book of Hygge

~ 4ème de couverture ~

Denmark is often said to be the happiest country in the world. That’s down to one thing: hygge.

‘Hygge has been translated as everything from the art of creating intimacy to cosiness of the soul to taking pleasure from the presence of soothing things. My personal favourite is cocoa by candlelight…’

You know hygge when you feel it. It is when you are cuddled up on a sofa with a loved one, or sharing comfort food with your closest friends. It is those crisp blue mornings when the light through your window is just right.

Who better than Meik Wiking to be your guide to all things hygge? Meik is CEO of the Happiness Research Institute in Copenhagen and has spent years studying the magic of Danish life. In this beautiful, inspiring book he will help you be more hygge: from picking the right lighting and planning a dinner party through to creating an emergency hygge kit and even how to dress.

Meik Wiking is the CEO of the Happiness Research Institute in Copenhagen. He is committed to finding out what makes people happy and has concluded that hygge is the magic ingredient that makes Danes the happiest nation in the world.

Hygge

~ Mon humble avis ~

We need to talk about hygge

Vous connaissez le « hygge » (prononcer « hou-ga »), mode de vie/art de vivre/philosophie de vie cher aux Danois ? On en a beaucoup entendu parler ces derniers temps, notamment grâce à la traduction en français du Livre du Hygge aux éditions First, écrit par Meik Wiking, président de l’institut de recherche sur le bonheur de Copenhague – oui, apparemment il existe des chercheurs sur le bonheur, et c’est trop cool. Le hygge a donc profité d’un certain effet de mode ces derniers temps : mais qu’est-ce que le hygge bon sang de bois ?! Le hygge c’est une ambiance, un sentiment de confort, de convivialité, c’est savoir apprécier les petits plaisirs de la vie, les choses simples, vraies, partager de bons moments avec les gens qu’on aime, créer de nouveaux souvenirs ensemble. En somme le hygge c’est cultiver ce qui nous rend heureux en se concentrant sur des choses précieuses, essentielles, qu’on aurait tendance à négliger en ces temps de consommation de masse et de course après la montre. Le hygge c’est apprécier le moment présent, ne faire qu’un avec lui. Dans ce livre, qui est une vraie Bible du hygge et une vraie mine d’or pour les adeptes du cocooning, l’auteur nous explique en quatorze chapitres comment incorporer plus de hygge dans nos vies !

Un guide très complet sur le hygge (et qui fera joli dans votre bibliothèque)

Hygge

J’ai acheté The Little Book of Hygge en anglais, tout simplement parce que le livre objet est sublime ! De toute manière j’ai bien fait car l’écriture de Meik Wiking est très simple, très limpide. Toutes ses explications sont claires, il parle directement au lecteur en faisant des références à des choses que tout le monde fait/éprouve dans sa vie quotidienne. Le hygge est décortiqué, analysé, mais avec de la bonne humeur, ce qui rend la lecture très agréable. On peut y glâner quelques conseils pour vivre le bonheur à la danoise. Meik Wiking, pour cela, vous met toutes les cartes en mains : des fournitures indispensables (bougies, couvertures, chaussettes en pilou-pilou…) aux activités à partager avec les siens, en passant par quelques recettes culinaires typiquement danoises et hyggeligt (adjectif dérivé du nom « hygge »), tout y passe ! J’ai beaucoup aimé les listes très complètes apportées par l’auteur, qui ne manque jamais de conseils. En plus, le livre est joliment illustré avec de magnifiques photographies pleines de douceur.
On ressort de cette lecture instruit sur ce qu’est le hygge, mais aussi – pour ma part – avec l’envie de mettre plus de hygge dans sa vie ! (Quand ce n’est pas avec l’envie de prendre un billet d’avion sans retour pour le Danemark !) En fait, même si le hygge est difficile à définir, j’en retiens principalement la sagesse. Vivre simplement, partager des moments avec les siens. On se défait de toute considération matérielle, car finalement, comme dirait notre ami Baloo : « Il en faut peu pour être heureux ! »

J’adhère donc à 100 % au hygge et à ce livre. Je peux enfin mettre un nom sur mes petites habitudes cocoonesques : dorénavant, si on me dit que je suis casanière, je pourrais répondre : « Je profite juste d’un hyggestund » (Je profite juste d’un moment de hygge).

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~ Ce qu’on peut écouter en lisant The Little Book of Hygge ~

Une cheminée virtuelle, bah… c’est mieux que pas de cheminée du tout ! Entendre les flammes crépiter et le bois craquer pendant qu’on est bien calé dans un fauteuil avec un livre, quoi de plus hyggeligt ?

La vidéo très mignonne de TwoFaceLizzie qui m’a donné envie de lire ce livre :

Le Journal de Gurty (Parée pour l’hiver) de Bertrand Santini 🐶

Le Journal de Gurty #2

~ 4ème de couverture ~

Tremble, Provence ! Gurty est de retour pour les vacances d’hiver. À peine arrivée, elle part en vadrouille pour annoncer son retour. Hourra ! Ils sont tous là ! Fleur, Tête de Fesses ! L’écureuil qui fait hi hi. Tiens ! Il y a même un nouveau voisin bizarre…

Les saisons changent, mais les vrais amis restent, même ceux qui énervent ! Avec eux, Gurty compte bien profiter des joies de l’hiver – et par la même occasion, se débarrasser de l’ATROCE petite amie de son maître, qui a l’impudence de vouloir s’installer sous leur toit !

Pas de souci : entre les batailles de neige, la chasse aux châtaignes et les roupillons devant la cheminée, avec Gurty, on s’éclate été comme hiver.

~ Mon humble avis ~

Quel bonheur de retrouver Gurty, cette petite chienne malicieuse qui m’avait fait passer de si bons moments en ce début d’année ! Dans ce deuxième tome Gurty nous raconte toujours ses vacances – mais cette fois-ci pendant l’hiver, à la montagne. Avant de partir à sa maison de vacances en Provence, Gurty est néanmoins chagrinée par l’intrusion des fiancées successives de Gaspard, son maître, dans leur paisible quotidien. Mais la petite chienne n’a rien perdu de son esprit joueur et intrépide depuis l’été, ça, je vous le promets !

Gurty est adorable …bien qu’elle fasse toujours autant de bêtises

Ces livres nous plongent dans les pensées d’une petite chienne hors du commun, pour qui la vie de tous les jours est une fête, et le monde un immense terrain de jeu. Alors quand elle quitte pour quelques temps la ville pour le grand air frais de la campagne, Gurty est tellement excitée que sa queue bat comme un essuie-glace ! D’autant qu’elle retrouve son amie Fleur, une petite chienne gaffeuse qui se retrouve toujours dans des situations pas vraiment avantageuses, Tête de Fesses aka l’ennemi juré de Gurty, qui est un chat avec une tête de fesses et dont on oublie même le véritable non à force de le surnommer ainsi (le pauvre). Et il y a aussi toute une ribambelle d’animaux (dont le Club Atroce des Chats Abrutis ou le C. A. C. A. pour les intimes) qui apportent tous leur grain de sel dans l’histoire. Les journées de Gurty sont donc vraiment bien chargées et hautes en couleur ! Au programme : des glissades dans la neige, des friandises, des chamailleries avec des chats, une discussion avec un écureuil dont on ignorait qu’il était doué de parole, et mille et un plans sur la comète.
J’ai encore beaucoup ri en suivant Gurty dans toutes ses péripéties hivernales ! Le Journal de Gurty, c’est vraiment comme un bonbon, un livre doudou à lire bien calé(e) dans son plaid, avec la certitude de passer un bon moment. L’univers de Gurty semble toujours inépuisable, la petite chienne est toujours parée pour nous surprendre avec ses idées farfelues. La tonalité de ce deuxième tome est donc toujours aussi légère, hilarante et irrévérencieuse !

Des fiancées encombrantes

Néanmoins j’ai mis quatre étoiles et non pas cinq, tout simplement parce que, comme Gurty, je n’ai pas apprécié la présence des fiancées de Gaspard ! C’est surtout le personnage de Myrtille (pour ceux qui l’ont lu vous voyez ce que je veux dire) que j’ai trouvée trop excessif dans sa cruauté (c’est vraiment une psychopathe, il faut l’enfermer). Un ennemi de plus, après tout pourquoi pas, mais moi je préfère quand on reste entre animaux, car quand l’ennemi n°1 est un humain je trouve ça assez bizarre… et flippant. Bref, hormis ce petit point négatif je suis contente de voir que l’auteur n’a pas perdu son imagination débordante entre les deux tomes. Ça vaut toujours autant la peine d’y jeter un coup d’truffe, si vous voulez mon avis !

Gurty est donc une chienne aussi vivace l’été que l’hiver et qui réserve toujours des surprises au lecteur. Cela confirme donc mon avis selon lequel cette série est à mettre entre les mimines de petits comme de grands lecteurs qui souhaitent passer un moment sous le signe de la joie et de la bonne humeur !

Gurty

Petite anecdote : Le mois dernier ma mamie a adopté un petit bichon. Comme on nous avait prévenu qu’il était très joueur (et là-dessus on ne nous a pas menti ! !) j’ai pensé à l’appeler Gurty, ce qui a plu à ma grand-mère, avec qui j’ai partagé de bons moments de lecture avec ces livres (oui, je viens d’avoir vingt ans mais il n’y a pas d’âge pour partager ce genre de moments avec sa famille ♥). Du coup, je suis heureuse que cette petite boule de poils porte ce nom, d’autant qu’il est aussi espiègle que la Gurty originale ! :p Voici la bête :

Gurty(il a pas l’air comme ça mais il cache bien son jeu)

Sur ce, si on se quittait sur un gif mignon ?

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Your Lie in April, Tome 1 de Naoshi Arakawa 🎼

 

Your Lie in April #1~ 4ème de couverture ~

À 11 ans, Kôsei Arima est déjà un virtuose du piano. Formé avec la plus grande sévérité par une mère qui lui inflige d’interminables séances de répétition, il écume inlassablement tous les concours nationaux, où son talent éblouit les juges. Mais le jour où sa mère meurt d’une longue maladie, il perd complètement la faculté de jouer de son instrument : victime d’un blocage psychologique, le jeune garçon n’entend plus le son du piano quand il essaie d’en jouer…

Quelques années plus tard, son chemin croise celui de Kaori, une violoniste dont l’approche de la musique diffère totalement de la sienne. Alors que Kôsei est une véritable machine qui sait restituer les partitions à la perfection, Kaori, elle, préfère s’approprier les œuvres et les réinterpréter à sa manière… La rencontre avec cette jeune fille au caractère explosif va bouleverser les certitudes de Kôsei et redonner un sens à sa vie !

« Tout nous oppose… mais la musique nous réunit ! » Sélectionné aux prestigieux Taisho Awards et lauréat du prix manga Kodansha en 2013, découvrez Your Lie in April, la première œuvre en  France de l’enthousiasmant Naoshi Arakawa !

~ Mon humble avis ~

Your Lie in April raconte le destin de Kôsei, un jeune garçon que sa mère, musicienne, a poussé encore et toujours à s’entraîner au piano pour devenir un petit prodige. Mais lorsque Kôsei perd sa maman attente d’une maladie, il perd en même temps sa faculté inouïe de jouer du piano. Au revoir concours, trophées et médailles : il va alors mettre de côté la musique mais aussi toute joie de vivre en passant à l’adolescence. Son amie a beau lui dire qu’à quatorze ans « on rayonne », « on a les yeux qui pétillent », Kôsei, lui, voit la vie en noir et blanc. « Jusqu’au jour où… » Jusqu’au jour où il fait la rencontre de Kaori, une jeune violoniste dont les interprétations sont pour le moins originales… Au lieu de se fier à la lettre – ou à la note – à la partition, Kaori préfère réinterpréter ces grandes œuvres avec sa touche d’originalité. Pétillante, rayonnante, Kaori, par sa présence et son amour pour la vie si communicatif a tout pour redonner la joie de vivre à Kôsei.

De belles amitiés et de jolies mélodies

Ce manga est vraiment touchant par la simplicité même avec laquelle il aborde l’histoire tragique du jeune personnage. Pas de pathos, nous avons accès aux pensées mélancoliques d’un adolescent, à l’écart des autres comme s’il était prisonnier d’une bulle. Cette bulle c’est son traumatisme, c’est la perte de sa mère, et son irréconciliable relation avec sa passion – la musique. Il observe le monde autour de lui, ses amis pour qui la jeunesse et synonyme d’insouciance mais cela ne provoque pas de réaction chez lui. C’est quand une jeune fille va lui parler de ce qu’il connaît si bien – la musique – que pour une fois cela va faire écho en lui. Car Kaori s’épanouit littéralement sur scène, du moment qu’elle partage sa passion avec un public, qu’elle fait plaisir aux autres, elle est heureuse – peu importe les prix prestigieux. Pourtant, lorsqu’elle va être sélectionnée par le public pour participer à un concours, elle saisit l’occasion où jamais de bouger Kôsei en lui demandant de l’accompagner au piano pour les auditions. Dire oui, c’est impensable pour Kôsei. Et pourtant, il se pourrait bien que l’enthousiasme de Kaori l’emporte une fois de plus…
J’ai beaucoup aimé les belles relations qu’entretiennent les personnages entre eux : ils sont bienveillants les uns envers les autres, et c’est quelque chose que l’on retrouve dans l’esprit même du manga, qui semble promouvoir à travers le personnage de Kaori la musique comme un don avant tout, un moyen de partager des moments magiques avec les autres.
Et, joie suprême, nous pouvons écouter au fil de notre lecture les morceaux dont il est question dans le manga, en scannant des QR codes avec notre portable. (Je trouve que l’idée déboîte !!!)

Your Lie in April a donc été une superbe découverte même si cela n’a pas été jusqu’au coup de cœur. J’ai vraiment hâte de lire la suite de ce manga… musical !

~ Ce qu’on peut écouter en lisant Your Lie in April ~