Phobos, Tome 2 : Il est trop tard pour oublier de Victor Dixen 🚀

Phobos #2

~ 4ème de couverture ~

Reprise de la chaîne Genesis dans
3 secondes…
2 secondes…
1 seconde…

Ils croyaient maîtriser leur destin.
Ils sont les douze pionniers du programme Genesis.
Ils pensaient avoir tiré un trait sur leur vie d’avant pour devenir les héros de la plus fabuleuse des odyssées.
En réalité, ils sont les victimes de la plus cruelle des machinations.
Elle croyait maîtriser ses sentiments.
Sur Mars, Léonor espérait trouver la gloire et, pourquoi pas, l’amour.
Elle pensait pouvoir ouvrir son cœur sans danger.
En réalité, elle a ouvert la boîte de Pandore du passé.
Même si les souvenirs tournent au supplice, il est trop tard pour oublier.

Le deuxième tome haletant du thriller spatial de Victor Dixen, double lauréat du Grand Prix de l’Imaginaire.

Phobos #2

~ Mon humble avis ~

Phobos : késako ?

Si vous n’avez pas entendu parler de cette saga qui a fait grand bruit et dont tous les tomes commencent par « Il est trop tard pour… bidule chouette » : pas de panique ! Il s’agit d’un des phénomènes littéraires français les plus appréciés en Young Adut (bon, il faut dire que je n’en connais pas des masses d’autres non plus). Le spitch est très simple et très alléchant : 6 garçons et six filles ont été sélectionnés pour participer au programme de télé-réalité « Genesis » qui a pour but d’envoyer ces jeunes gens sur la planète Mars afin de la coloniser, rien que ça ! Durant leur voyage dans l’espace ils se rencontrent lors de speed-dating (tome 1). Malheureusement pour nos astronautes de l’amour, rien ne va se passer comme prévu, et le rêve tourne vite au cauchemar…

Si vous n’avez pas lu le tome 1 et qu’il vous intéresse je vous déconseille de lire ce qui suit, car je risque de vous spoiler. Je répète : je risque de vous spoiler.

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***

J’ai lu le tome 1 au mois de janvier et j’avais été plutôt séduite par l’ensemble du livre. J’avais remarqué (comment ne pas les remarquer quand ils sont aussi visibles que le nez en plein milieu de la figure…) de nombreux clichés, que ce soit dans les personnages ou dans les dialogues. Pourtant j’étais passé outre, en me disant qu’il fallait bien faire avec ce genre de défauts quand on s’attaque à de la littérature jeunesse/adolescente.

GRAVE ERREUR DE JUGEMENT

NON : ce n’est pas parce qu’un livre est destiné à un jeune public qu’il comporte forcément des personnages caricaturés, à la psychologie aussi développée qu’un escargot. (Je suis méchante ? Oui, peut-être un peu.)

94c18979-80a9-4596-8e24-df2b1e557befEn tout cas, j’ai réellement pensé qu’il fallait faire avec ou ne pas se tourner vers la Young Adult.
Or, il y a quelque de temps, j’ai regardé une vidéo de la booktubeuse Flo Bouquine, dans laquelle elle poussait un coup de gueule contre le premier tome. Elle disait notamment que Léonor, l’héroïne, est une énorme déception dans la mesure où elle se vante avant de partir d’être au-dessus de ces histoires de cœur et que ce qu’il l’intéresse c’est de réaliser son rêve en allant dans l’espace. Soit. Pourtant la belle rouquine va très vite se retrouver au centre des convoitises, et, bien sûr : dans un triangle amoureux. On nous vendait une héroïne originale qui sait ce qu’elle veut, et on se retrouve avec une midinette qui fond sous le regard de braise du beau Marcus et la peau mate du beau brésilien Mozart… Alors oui, il y a de quoi être déçu.
Bref, j’ai réalisé que j’avais sous-estimé toute la littérature jeunesse en portant ce jugement, et qu’à l’avenir je ferais bien de ne pas mettre de côté mon esprit critique, car esprit critique n’est pas incompatible avec littérature jeunesse, et HEUREUSEMENT !
Ainsi j’ai entamé ce deuxième tome avec autant d’envie (de retrouver l’univers de la saga, de connaître la suite après un gros cliffhanger) que d’appréhension : cette fois, pas de cadeaux.
Léonor et toute la clique vont donc atterrir sur Mars, se marier, découvrir leurs nouveaux habitats, bref devenir de vrais martiens modèles devant l’œil des caméras et de la cruelle Serena McBee, grande prêtresse du programme Genesis

Une histoire d’amour guimauve, passe encore… Mais six ! !

J’ai eu un vrai ras-le-bol avec ce second tome, surtout, oh oui surtout à cause de la façon dont la romance entre les personnages est mise en scène. C’est tout simplement imbuvable. Les filles sont toutes à se pâmer d’amour devant leurs beaux mâles – bel exemple que Kris, dont le petit copain alias « son Prince des Glaces » (il vient de Russie… d’où le surnom…) devient tellement jaloux et possessif qu’il l’empêche de respirer, sans que pour autant elle exprime son désaccord ou la volonté de faire ce qu’elle veut. Bref, les filles sont aux petits soins de leurs hommes en qui sont réunies toutes les qualités du monde. Chaque couple habite dans un « Nid d’amour » : comme le nom des appartements convient bien à cette colocation cucul la praline ! Les dialogues sont niais au possible à tel point que j’avais du mal à comprendre comment l’auteur pouvait écrire de telles inepties dignes d’une collégienne, et ce sérieusement.

Je sens la caresse de son souffle chaud sur mon front…
Et je hume son odeur : il sent l’écorce chauffée au soleil, la fougère tendre, la vie animale qui se réveille dans un sous-bois au printemps. C’est donc cela, le parfum de Marcus ! C’est le parfum de sa voix cassée, de ses yeux grisaille, de la forêt de tatouages qui foisonne sur sa peau

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Quel regard sur la télé-réalité ?

Si le projet de Victor Dixen m’intéressait au début, c’était surtout pour avoir mis en scène une émission de télé-réalité qui prend des proportions énormes, et qui montre vers quelles dérives pourrait – hypothétiquement, dystopiquement – nous entraîner la télé poubelle d’aujourd’hui. La manière de traiter le sujet est originale et s’adresse à un jeune public : que demander de plus ! ? Pourtant, je commence à avoir des doutes sur cette soi-disant critique. Car je trouve que la saga ne nous donne qu’à lire des choses que justement on retrouve dans ce genre de programme, c’est-à-dire des dilemmes amoureux et des tensions. Léonor va-t-elle choisir Marcus le beau brin ténébreux tatoué ? Ou choisira-t-elle Mozart le brésilien aux cheveux bouclés ? Mozart est-il toujours amoureux de Léonor ? Quel secret le mystérieux Marcus cache-t-il ? Au niveau de l’intrigue, il y a toujours une part intéressante avec de l’action et des rebondissements concernant ce qui nous intéresse vraiment : comment vont-ils s’en sortir ? Mais malheureusement il y a autant de parenthèses sentimentales aussi mièvres qu’inutiles.

Adios, Phobos

Tout ça pour dire que non, je n’ai apprécié ce deuxième tome maintenant que j’ai plus d’exigences envers la saga. Je trouve l’écriture bâclée, trop convenue. Un beau gâchis pour une saga qui avait beaucoup de potentiel ! (Enfin, ce n’est que mon avis.)
Après réflexion, même si je serais curieuse de savoir ce qu’il se passe dans le tome 3 dont la fin a marqué les lecteurs, et même si la saga est très dépaysante et que j’aime beaucoup ce qu’a imaginé l’auteur (le Cupido, New Eden…) je ne continuerai pas l’aventure car j’ai vraiment l’impression d’être face à un vide intersidéral par moments… (lol)

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Lâcher prise, c’est vivre de Solène Revol 🐤

Lâcher prise, c'est vivre

~ 4ème de couverture ~

Anorexie. Ce mot est souvent utilisé, entendu à la télévision, lu dans les magazines, mais très peu expliqué… Nous en connaissons les conséquences mais pas les causes. La maladie touche de nombreuses jeunes filles mais aussi des garçons. Que se passe-t-il dans leur tête ? Pourquoi veulent-ils être de plus en plus maigre alors que leur vie est menacée ? Il s’agit d’un vrai problème de société. Solène Revol témoigne de son long parcours contre ses troubles du comportement alimentaire. Aujourd’hui en phase de « reconstruction », elle nous explique ce qu’est l’anorexie, comment elle en est arrivée là, et nous livre son combat pour en sortir.

~ Mon humble avis ~

Je ne lis j a m a i s de témoignage, mais allez savoir pourquoi j’ai décidé d’en lire un sur un coup de tête : il s’agit de Lâcher prise, c’est vivre d’une très jeune auteure, Solène Revol, qui a pris la plume pour raconter sa douloureuse expérience d’une maladie dont on ne connaît finalement que peu de choses : l’anorexie. Dans ce livre, nous suivons donc une jeune fille brillante à l’école, bien entourée de ses amis et de sa famille : tout pour être heureuse, a priori. Pourtant, le perfectionnisme de la lycéenne va peu à peu s’étendre à l’image de soi. Elle veut avoir le contrôle et, dans l’angoisse perpétuelle de manger plus que les personnes qui l’entourent, elle se compare, restreint son alimentation. Sans même s’en rendre compte les choses échappent totalement à cette jeune fille en train de tomber dans la spirale de l’anorexie.

J’ai beaucoup apprécié cette lecture que j’ai lu d’une traite. L’écriture est simple, fluide, et c’est vraiment impressionnant de voir à quel point l’auteure parvient à retranscrire l‘enfermement progressif dans l’enfer de la maladie avec autant de précision. L’obsession vire peu à peu au cauchemar. Comme chez beaucoup d’autres anorexiques, ici la maladie se déclenche à l’occasion d’un simple « régime »… La jeune fille va alors repousser ses limites et vouloir perdre toujours plus de poids, comme si une fois la machine enclenchée, aucun poids et aucune maigreur ne serait jamais assez satisfaisante. Les dégâts sont terribles et sa santé se dégrade sévèrement. La souffrance psychologique est aussi très difficile en raison des mensonges qu’il lui faut toujours trouver pour cacher à son entourage son mal-être. Ne pas vouloir faire souffrir les gens que l’on aime autour de soi, tout en se détruisant à petit feu : heureusement elle sera prise en charge en hospitalisation, quand il deviendra trop dangereux de continuer sur cette pente.

« Pourquoi je suis si triste alors que j’ai tout pour être heureuse ? Au moins ce mal-être, cette voix, ont enfin un nom : anorexie. »

Solène Revol raconte donc aussi sa longue hospitalisation, cette lutte permanente que représentent ces repas servis en barquette à heures fixes, l’isolement, la stagnation d’un poids.

« Cette maladie est un véritable cauchemar. Je n’ai jamais ressenti de grosse douleur physique au cours de ma vie, mais je peux affirmer que les douleurs morales engendrées par la dépression ou l’anorexie sont terribles. »

Mais Solène parle aussi de ses belles rencontres d’hospi avec d’autres jeunes filles anorexiques, et rend hommage à un personnel soignant patient et bienveillant.
Si ce livre me tentait, c’est aussi parce qu’il se termine « bien ». Bien sûr il faut mettre des guillemets pour parler de happy end dans ce genre de cas, ce n’est évidemment pas une page qui se tourne comme si rien ne s’était passé ! En tout cas j’ai beaucoup apprécié d’en apprendre plus sur cette maladie et de voir que, oui, on peut s’en sortir malgré tout, le tout c’est « de ne pas baisser les bras » pour reprendre le credo de Solène.

Il s’agit donc d’un livre très poignant, très touchant dans la sincérité avec laquelle ces morceaux de vie sont couchés sur le papier. On voit que c’est une histoire que l’auteure a eue envie de raconter, et avec laquelle elle a pris le recul nécessaire pour décrypter son comportement maladif. C’est très beau et cela véhicule un beau message d’espoir ! Que l’on se sente concerné(e) de près ou de loin, directement ou indirectement, ou que l’on désire en savoir plus tout simplement, je le conseille !

COUP DE CŒUR. Siddhartha de Hermann Hesse 🍃

Siddhartha

~ 4ème de couverture ~

Un jour vient où l’enseignement traditionnel donné aux brahmanes ne suffit plus au jeune Siddhartha. Quand des ascètes samanas passent dans la ville, il les suit, se familiarise avec toutes leurs pratiques mais n’arrive pas à trouver la paix de l’âme recherchée. Puis c’est la rencontre avec Gotama, le Bouddha. Tout en reconnaissant sa doctrine sublime, il ne peut l’accepter et commence une autre vie auprès de la belle Kamala et du marchand Kamaswani. Les richesses qu’il acquiert font de lui un homme neuf, matérialiste, dont le personnage finit par lui déplaire.
Il s’en va à travers la forêt, au bord du fleuve. C’est là que s’accomplit l’ultime phase du cycle de son évolution. Dans le cadre d’une Inde recréée à merveille, écrit dans un style d’une rare maîtrise, Siddhartha, roman d’une initiation, est un des plus grands de Hermann Hesse, prix Nobel de littérature.

~ Mon humble avis ~

Le roman de Hermann Hesse Siddhartha raconte le destin d’un jeune brahmane portant le même nom que le fondateur du bouddhisme : Siddhartha Gautama. Mais il s’agit d’un personnage tout autre, et qui à bien des égards a lui aussi l’étoffe d’un chef spirituel. Nous suivons dans ce livre sa quête initiatique vers une forme d’apaisement de l’âme. Car pour ce jeune garçon prodige, brillant et apprécié de tous, la suite logique qui l’attend dans son éducation brahmanique n’est pas suffisante. Siddharta aura une longue route à faire, et une existence remplie d’expériences diverses, avant d’enfin trouver si ce n’est la clé du bonheur, du moins la façon d’apprécier la vie autant que faire ce peut.

Hermann Hesse

Hermann Hesse

Siddhartha est un roman magnifiquement méditatif, dont l’écriture, simple, d’une maîtrise impressionnante, sait se servir des mots justes, sans aucun superflu. On pourrait craindre un style trop ampoulé pour donner un côté contemplatif et profond, ou des descriptions languissantes afin de créer un cadre oriental (l’histoire se passe en Inde). Mais non, Hermann Hesse nous fait le plaisir de soigner son récit en y incorporant juste ce qu’il faut : la nature est omniprésente sans être étouffante, et l’écriture captivante, on en savoure les mots comme de précieux trésors pleins de sens.
Siddhartha est un personnage profondément en souffrance tant il ressent en lui ce sentiment d’absurdité généralisée. Sa quête commence le jour où il commence à douter de l’autorité qu’exerce sur lui l’éducation brahmanique :

« Ils savaient tout ces brahmanes et leurs livres sacrés, tout ; ils s’étaient occupés de tout et du reste : de la création du monde, des origines du langage […] – ils savaient une infinité de choses – mais que valait tout ce savoir, quand on ignore la seule chose qui importe le plus au monde ? »

Dès lors, assailli de réflexions spirituelles, Siddharta va mener une existence particulière : tantôt à l’écart du monde, tantôt avec lui et tous les dangers et les vices qu’il abrite. J’ai suivi ses pas sur cette route difficile avec beaucoup de curiosité ! Comment ne pas s’intéresser à ce jeune homme/errant/marchand/amant/vieillard, qui se perd dans la vie comme dans les méandres d’un labyrinthe ? Cette quête, chaque lecteur peut et doit se l’approprier, à sa façon. Qui suis-je ? Où vais-je ? Puis-je trouver un sens à ma vie en me débarrassant de toute doctrine ? Chacun a-t-il sa propre voie ? Faut-il accepter de connaître des défauts humains pour mieux les comprendre et s’en affranchir ? Autant de questionnements à travers lesquels l’âme de Siddhartha se tourmente, jusqu’à la révélation finale.

« J’ai appris à mes propres dépens qu’il me fallait pécher par luxure, par cupidité, par vanité, qu’il me fallait passer par le plus honteux des désespoirs pour refréner mes aspirations et mes passions, pour aimer le monde, pour ne pas le confondre avec ce monde imaginaire désiré par moi et auquel je me comparais, ni avec le genre de perfection que mon esprit se représentait ; j’ai appris à le prendre tel qu’il est, à l’aimer et à en faire partie »

Coup de cœur pour ce roman percutant qui a profondément résonné en moi et m’a apporté de belles réflexions basées sur l’amour, l’humilité et l’appartenance au monde. Je n’en attendais pas tant et je suis donc réellement conquise par ce destin d’une incroyable beauté.

« […] l’Amour, ô Govinda, doit tout dominer. Analyser le monde, l’expliquer, le mépriser, cela peut être l’affaire de grands penseurs. Mais pour moi il n’y a qu’une chose qui importe, c’est de pouvoir l’aimer […] de pouvoir unir dans mon amour, dans mon admiration et dans mon respect tous les êtres de la terre sans m’en exclure. »

VO. COUP DE CŒUR. Milk and Honey de Rupi Kaur 🐝

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~ 4ème de couverture ~

New York Times bestseller Milk and Honey is a collection of poetry and prose about survival. About the experience of violence, abuse, love, loss, and femininity.

The book is divided into four chapters, and each chapter serves a different purpose. Deals with a different pain. Heals a different heartache. Milk and Honey takes readers through a journey of the most bitter moments in life and finds sweetness in them because there is sweetness everywhere if you are just willing to look.

~ Mon humble avis ~

Milk and Honey est un recueil de poèmes écrit par une jeune auteure canadienne : Rupi Kaur, qui avait partagé avec les internautes ces quelques fragments poétiques sur son compte Instagram, avant d’être connue, avant d’être encensée par la presse anglophone.

Dans ce livre à la composition très minimaliste, tant dans les textes que dans les dessins de l’auteure, nous abordons des thèmes tels que le sentiment amoureux, la rupture, le viol, la féminité. Quatre parties pour quatre moments différents d’une vie, de la jeunesse innocente à la découverte de l’amour, de la solitude à l’affirmation de soi, de sa féminité.

C’est très difficile de parler de ce livre (qui est bouleversant), parce qu’il dit tellement de choses, profondes et sublimes, dans une langue simple, pure, parfaite, belle, que je n’ai pas envie de les dénaturer en voulant trop en parler. D’autant qu’il s’agit d’une poésie très intime, qui vous va droit au cœur et ferait écho en toute femme – je pense. Ce serait enlever ce charme tout particulier que l’on découvre en ouvrant ce recueil. Il n’y a pas beaucoup de matière, et je pense que ça vaut le coup de la découvrir avec un regard tout neuf.

Milk and Honey, c’est un peu comme les montagnes russes, à l’image de la vie : des hauts, des bas, on tombe, on essaie de se relever, et on continue d’avancer. Le début du recueil est très dur, ce n’est pas pour rien qu’il s’intitule « The Hurting », mais il ne s’agit pas pour autant d’une collection de poèmes tire-larmes, déprimants, c’est le récit d’une reconstruction, de comment transformer ses fêlures en force, une petite pépite écrite par une personne capable de voir de la beauté dans les passades les plus sombres de sa vie.

Milk and Honey est donc un coup de cœur, un livre que je vais garder bien au chaud dans ma bibliothèque pour qu’il m’accompagne longtemps. La poésie de Rupi Kaur a résonné très fort en moi, et je n’hésiterais pas à en m’en servir occasionnellement comme d’un baume tant il procure une douceur réconfortante.