Lou, Tome 7 : La cabane de Julien Neel

Lou #7.png~ 4ème de couverture ~

Retour aux sources…

Pour les vacances, Lou a décidé d’emmener ses copines sur la terre de ses ancêtres : à Mortebouse, où la 4G est inexistante ! Le lieu idéal pour s’affranchir des choses superficielles du monde moderne et entrer en communion avec la nature, il paraît que c’est super tendance. L’occasion de revoir Paul, aussi… Point d’orgue de ce programme « retour aux sources » : la construction d’une cabane, sur le terrain de la grand-mère de Lou.

Cette année, retrouvez Lou en compagnie de sa maman, de Mina, Paul, Tristan, Mister Juice, mais aussi d’une myriade d’autres personnages ! Un tout nouvel album dans lequel Mortebouse forme aussi l’épicentre d’une mystérieuse singularité…

En décrivant, d’un regard juste et touchant, le quotidien d’une jeune fille d’aujourd’hui, saupoudré d’une subtile touche de pop-culture, Julien Neel a insufflé une touche de fraîcheur et de sensibilité alors inédites à la bande dessinée. Lou !, c’est la synthèse parfaite entre série grand public et œuvre d’auteur personnelle, ce qui en fait un véritable joyau du 9e Art. Acclamée par la critique et le public, traduite dans une vingtaine de langues, la série a ainsi remporté de nombreux prix (dont le prix Jeunesse du festival d’Angoulême par deux fois), s’est vendue à 2,5 millions d’exemplaires, a été adaptée en série animée puis au cinéma par Julien Neel lui-même !

Elle a surtout su conquérir le cœur d’un public de plus en plus large. Grands et petits, filles et garçons, tous se jetteront sur ce nouvel album pour découvrir la suite du destin de l’adorable Lou, qu’ils ont eu le plaisir de voir grandir au fil des tomes !

~ Mon humble avis ~

Enfiiiiin ! Tous les fans de Lou se réjouissent : le tome 7 a finalement vu le jour ! Finalement, car nous l’attendions tous, le dernier tome étant sorti il y a quatre ans (mais oserait-on se plaindre alors qu’on doit ce laps de temps à la réalisation du film Lou, sorti en 2014 ? franchement, je crois que c’est plutôt excusable quand on fabrique une telle merveille). Alors oui, le tome 6 a quand même été super décevant pour la quasi-totalité des lecteurs assidus de Julien Neel, qui nous laissait dans le brouillard le plus épais. Moi aussi, je voulais des explications. Seulement ce qu’on ne pouvait pas savoir, c’est que cet opus et le suivant devaient être conçus comme un diptyque, c’est-à-dire que le tome 7 devait répondre aux questions posées par le tome 6… Mais un film est venu s’immiscer dans les plans de l’auteur, qui nous a fait patienter plus longtemps que prévu ! Alors, quatre ans plus tard, ça y est, on a la suite entre ses mains, et on a super hâte de comprendre.

Dans cet avant-dernier tome de la série, nous retrouvons avec bonheur tous les personnages que nous avons aimés : Lou, évidemment, sa mère, son chat aux multiples surnoms, son meilleur ami Paul, Tristan, les très guimauves Jean-Jean et Mina, la (post)gothique Marie-Émilie, ses parents chelous… Avec de nouveaux personnages – secondaires, certes – ce tome est pour nous le tome de la nostalgie, alors que la saga voit poindre sa fin prochaine…
Au bout d’un moment, et si on est comme moi (c’est-à-dire longue à la détente) on se rend compte qu’il y a un truc qui cloche. Car les personnages font référence aux vacances du tome 4 comme si une année seulement venait de s’écouler : et pour cause ! Nous sommes dans un flash-back, soit avant les étranges événements cristalloïdes/bizarroïdes du tome 6, et nous allons donc obtenir des indices sur les causes de ce bouleversement dans l’univers de la BD.
Néanmoins, le tome ne soulève ces indices qu’à la toute fin, ce qui permet à l’histoire d’être divertissante, drôle, fraîche, comme on l’aime. Nous retrouvons l’incroyable antipathie de la grand-mère de Lou, qui nous réserve une sacré surprise, et la bande de copines, qui s’ennuierait rapidement à Mortebouse, décide de fabriquer une cabane dans les bois. Ce chantier va prendre vie sous les yeux du lecteur qui s’émerveillera sans doute du résultat… (Sérieux ? Qui n’a jamais rêvé d’une « cabane » comme ça ?)
Mais même si la bonne humeur, l’amitié et l’amour sont là, j’ai vraiment ressenti un changement dans le ton de la BD, dans la continuité de la séparation entre Richard et la mère de Lou, finalement. Lou grandit et Julien Neel fait évoluer avec elle la réalité qui l’entoure, plus sombre, moins idéale, mais forcément plus réaliste et dans laquelle certains lecteurs qui comme moi apprécient ce mélange pourront se retrouver davantage encore. L’auteur ne cède décidément pas à la facilité en introduisant des thèmes délicats comme la perte du sentiment amoureux, ou bien le manque de confiance en soi, le doute qui s’installe dans la relation avec les autres, la question de l’éternité d’un premier amour.
En relisant la série, on pourrait dénicher assez d’indices pour trouver la clé de l’énigme, a confié Julien Neel. J’ai bien ma petite hypothèse sur la question, mais les conjectures peuvent être multiples, car ce tome a aussi son lot de mystères, notamment avec le personnage de « Clément Fifrelin » et ses bandages autour de la tête…

J’ai donc beaucoup apprécié ma lecture, même si je dois dire que l’auteur est définitivement cruel de relancer à nouveau le suspens sachant qu’il va falloir attendre – combien de temps, on l’ignore – pour connaître la suite, qui sera en plus la fin de la série ! Mais, prenons notre mal en patience, car les bandes dessinées de Julien Neel en valent toujours la peine.

Salammbô de Gustave Flaubert

salammbo~ 4ème de couverture ~

« Il arriva juste au pied de la terrasse. Salammbô était penchée sur la balustrade ; ces effroyables prunelles la contemplaient, et la conscience lui surgit de tout ce qu’il avait souffert pour elle. Bien qu’il agonisât, elle le revoyait dans sa tente, à genoux, lui entourant la taille de ses bras, balbutiant des paroles douces ; elle avait soif de les sentir encore, de les entendre ; elle ne voulait pas qu’il mourût ! À ce moment-là, Mâtho eut un grand tressaillement ; elle allait crier. Il s’abattit à la renverse et ne bougea plus. »

~ Mon humble avis ~

Je ne savais pas à quoi m’attendre en entamant Salammbô, mis à part qu’il s’agissait d’un roman où l’histoire se déroule dans un cadre oriental. On se retrouve après la première guerre punique (alors là, déjà, ça peut poser problème si vous n’êtes pas un(e) féru(e) d’histoire antique). Nous sommes donc au IIIème siècle avant J.-C., sur le bord de la Méditerranée, à Carthage, ville de l’actuelle Tunisie. Les Barbares se révoltent, ils n’ont pas eu leur dû après avoir défendu la ville contre les Romains. Derrière une révolte sanguinaire et bestiale, on voit poindre une romance : Salammbô, fille du Suffète Hamilcar, tombe sous le charme de Mathô, un mercenaire, et Mathô tombe sous son charme. Histoire d’un amour impossible au milieu d’un monde qui vire au carnage ? Que nenni. L’auteur nous peint avec moult détails archéologiques un monde de barbares au sens figuré comme au sens propre, en pleine mutation, où la pire violence côtoie le plus méticuleux raffinement, tout cela présenté dans un discours descriptif très savant et… comment dire… extrêmement barbant.

Salammbô, qui donne son nom au roman, est la fille du Seigneur de Carthage, Hamilcar. Avant que ce dernier ne revienne et rejette avec son armée les Barbares à l’extérieur de la ville, la spirituelle et exotique Salammbô a déjà tapé dans l’œil d’un des Mercenaires. Seule femme au cœur du récit, Salammbô est la vierge orientale rêvant dans son palais, elle prie assidûment vers les astres en se prosternant sur sa terrasse, chaque nuit. Imprenable, mystique, celle-ci vit entourée de ses bonnes et son animal de compagnie est un python. Elle a des bagues à chaque doigt, des tas de bracelets autour du poignet… Bref, Salammbô est la femme fatale, tournée vers le monde divin, et dont on ignore les pensées : le genre de femme qu’Emma Bovary aurait rêvé d’être ! Elle incarne la pureté dans un lieu où tout se termine en carnage. Ces hommes de l’Antiquité ne sont que des brutes assoiffées de sang, d’où une superbe collection dans ce roman d’images plus violentes les unes que les autres : des singes brûlant avec les palmiers tombent grillés des arbres, on équipe la trompe des éléphants de lames, on les tue à coup de maillet dans le crâne s’ils s’emportent, les aigles transportent en volant des lambeaux humains, les lions dévorent les maccabées restés sur le champ de bataille, et les parents sacrifient leurs enfants qui brûlent sur un bûcher, les hommes se tuent. (Et je ne parle pas de l’épisode où les troupes, acculées, sans nourriture, vont littéralement « manger leurs morts ».) Que de joyeusetés dans ce roman, mais servies avec une plume remarquable. Cependant la beauté ne prend pas pour moi. Le lecteur contemple ce déchaînement de violence venu du fond des âges, et qu’a-t-il pour se raccrocher à l’histoire ? Rien ne me parle dans ce récit. Certes le style est magnifique, c’est du Flaubert, mais cela ne me suffit pas pour apprécier ma lecture, il aurait peut-être fallu que les personnages soient humanisés, et l’histoire d’amour prometteuse entre Mathô et Salammbô, qui n’aboutit pas, n’apporte donc pas de concret à ce récit. Malgré tout, l’idée de « fixer un mirage », mélanger le roman moderne avec l’Antiquité était intéressante, mais on reste selon moi dans cette illusion imparfaite du mirage.

Je ne vais pas en dire plus sur ce classique, je me suis forcée à le finir justement en tant que tel, mais je ne l’ai pas du tout apprécié vous l’aurez compris. Certains peuvent sûrement trouver leur compte dans le cadre exotique que Flaubert nous propose et dans la grandiloquence du style – s’ils ne s’endorment pas devant un certain étalage d’érudition, devant la reconstruction pénible que l’auteur s’acharne à mener afin de faire revivre un monde disparu en poussière depuis longtemps.

Les Schtroumpfs, Tome 4 : L’Œuf et les Schtroumpfs

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Qui ne connaît pas les Schtroumpfs ? Ces gentils lutins bleus à gros bonnet blanc se ressemblent tous, même s’ils ont chacun leur caractère, et parlent une curieuse langue dans laquelle la plupart des mots sont remplacés par « schtroumpf » ou « schtroumpfer ». Sous l’autorité débonnaire du grand Schtroumpf, ce sympathique petit peuple organise sa vie et lutte contre l’abominable sorcier Gargamel, qui ne rêve que de les détruire.
Une adorable fantaisie qui séduira les plus petits et distraira leurs aînés.

~ Mon humble avis ~

Aaah, les Schtroumpfs ! Quel bonheur de les retrouver ! Je suis retombée en enfance avec cette BD. J’ai beaucoup ri, notamment lors de la première petite histoire, où les Schtroumpfs trouvent un œuf magique qui leur permet d’exaucer tous leurs vœux… Évidemment, cela dégénère, et d’une drôle de façon ! (J’ai adoré le Schtroumpf transformé en saucisse.) Quant à Gargamel, eh bien, s’il compte se venger de ces petits êtres bleus, ce ne sera pas pour cette fois ! Et les Schtroumpfs sont bien gentils de ne pas l’avoir capturé, ou pire. L’idée du Schtroumpf coquet qui voit son reflet sortir du miroir et former son double était géniale, surtout que celui-ci parle aussi en miroir ! Bref, plein de couleurs, plein de bonne humeur : que demander de plus ?

Le Château d’Otrante de Horace Walpole

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Un seul roman : il n’en faut pas plus à Horace Walpole pour conduire la sensibilité romanesque de son temps sur de nouvelles voies. Le Château d’Otrante (1764) inaugure le genre du récit gothique, où le passé tient le présent à la gorge et où un Moyen Âge angoissant empiète sur les Lumières. La mixité générique de ce livre fondateur, où le sublime coexiste avec le grotesque en vertu d’un hiatus emprunté à Shakespeare, va essaimer pendant près d’un siècle. Les romanciers gothiques anglais tirent parti de la passion la plus invasive et la mieux ancrée dans la psyché : la peur. Macabres et spectaculaires, situées au cœur de demeures hantées ou de souterrains parsemés d’ossements, leurs histoires doivent produire des émotions extrêmes, en premier lieu la terreur et la pitié. Confronté à la noirceur d’âme de « héros » monomaniaques et déviants prêts à briser tous les tabous (inceste, matricide, viol), le lecteur va de frayeur en horreur avant de compatir aux malheurs des victimes – de sexe féminin pour la plupart. En 1796, Le Moine de M. G. Lewis atteint les sommets en matière de sensationnalisme, avec une forte dimension érotique et mortifère qui fit beaucoup pour le succès de ce roman, toujours actif aujourd’hui. En 1818, la jeune Mary Shelley parachève cette tradition en donnant naissance à une créature monstrueuse qui se nourrit des mythes de Prométhée et de Faust. Elle met en discours un concept inouï : l’assemblage, à partir de morceaux de chair morte, d’un être humain, par le docteur Victor Frankenstein, qui fait fi de la sexualité et de la reproduction biologique. Féconde invention…

~ Mon humble avis ~

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Horace Walpole

Pour Halloween je me suis plongée avec délectation dans l’histoire gothique de Horace Walpole : Le Château d’Otrante. Publié anonymement en 1764, ce court roman seulement composé de cinq chapitres, fait partie de ce mouvement littéraire très vaste qu’est le roman noir ou roman gothique. Et pour cause ! Ce petit roman est en fait considéré comme le premier du genre, la matrice qui donnera naissance à ces œuvres d’une inquiétante étrangeté, de M. G. Lewis en passant par Ann Radcliffe, sans oublier Mary Shelley et son célèbre Frankenstein. Le Château d’Otrante raconte l’histoire d’une famille et de sa destinée tragique. Manfred, prince d’Otrante dans l’Italie du Moyen-Âge, veut à tout prix assurer sa descendance. Mais son seul fils, Conrad, pour lequel il avait contracté une alliance avec la fille du marquis de Vicence, est très malade, et il meurt dans des circonstances particulièrement bizarres et inquiétantes juste avant la cérémonie du mariage. En effet, il est retrouvé complètement écrasé dans la cour du château, sous un immense heaume de marbre, tombé du ciel. D’une originalité fondatrice et féconde, Le Château d’Otrante est un roman extrêmement riche et innovant du point de vue littéraire, tout en étant peuplé d’images et de bruits à vous faire frissonner !

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Strawberry Hill, le château de Horace Walpole dont il s’est inspiré pour le château fictif d’Otrante © A. F. Kersting

Tout d’abord, il faut préciser que si Horace Walpole a beaucoup innové en matière d’écriture, la sienne n’en reste pas moins très liée avec l’écriture dramaturgique. Nous sommes au XVIIème siècle, et la création artistique est fortement influencée par les règles du théâtre classique ! Même s’il s’agit bien d’un roman, difficile de ne pas se rendre compte que sa structure ressemble beaucoup à celle d’une pièce de théâtre. Je trouve cela dommage dans la mesure où elle resserre l’intrigue, ne gardant que les éléments qui vont la faire avancer, or je n’aurais pas été contre quelques descriptions sur les décors du château et de la forêt environnante, propices à de sombres rêveries… La terreur émane tout de même à travers les souterrains opaques d’obscurité dans lequel s’enfonce Isabella, la promise de Conrad, où encore lorsque le beau héros Théodore se lance à la poursuite d’un mystérieux fugitif dans une grotte réputée pour être peuplée d’esprit malins. Le château quant à lui, bien que peu détaillé, est un personnage à lui seul, tant il enferme entre ses créneaux les personnages, réduits à affronter l’horreur que porte en elle toute leur destinée.
S’il y a bien par contre une chose qui peut faire fuir le lecteur, c’est l’écrasante omniprésence du dialogue. Un critique s’étant amusé à le mesurer, il a trouvé qu’il comprenait 80 à 85 % du roman ! Encore une conséquence du modèle qu’est le théâtre ; ainsi, la narration est surtout là pour donner des indications « scéniques », quand elle ne sert pas à présenter au lecteur de manière frontale de stupéfiantes apparitions…
Enfin, les personnages correspondent à des « types » : on y trouve le héros traditionnel romanesque, beau et courageux, la confidente drôle à force de maladresses… En revanche, Manfred, bien qu’impulsif et autoritaire (qui annonce la figure du tyran gothique à venir) n’est pas totalement mauvais, car il ressent à l’occasion une once de pitié, s’attendrit devant le spectacle de la douleur d’autrui – même s’il est tout de même un gros monomaniaque de la condamnation à mort, telle la Reine de Lewis Carroll.

Prêt à tout pour prolonger sa lignée, le prince ne recule devant rien. Il cache à sa famille une étrange prophétie. Car, selon cette dernière, le château échappera à cette famille régnante sitôt que son propriétaire sera devenu trop grand pour l’habiter… S’évertuant par tous les moyens – même les moins recommandables – de déjouer cette prophétie, Manfred ne fera que s’exposer aux pires dangers, en entraînant les siens dans cette folie macabre. J’ai beaucoup aimé le fait que l’auteur prenne ses distances avec l’impératif de vraisemblance en osant créer une œuvre qui associe histoire dynastique et manifestations surnaturelles. Il y a des rumeurs et des apparitions qui font froid dans le dos, et même le lecteur d’aujourd’hui, tout habitué qu’il est au fantastique, saura y trouver son compte, car l’étrangeté toute particulière qui s’en dégage et le caractère malsain en sous-texte dans le livre le rendent vraiment unique en son genre… Que ce soit dans les images ou dans les bruits qui peuplent ce drôle de château, Horace Walpole apparaît d’ores et déjà comme un maître dans le traitement de la terreur. Et, même si les dialogues très imposants m’ont un peu gênée, l’auteur a su insuffler un dynamisme à son récit avec une distribution très ponctuelle de péripéties venant sans cesse relancer l’intrigue, quand les conversations et les nombreuses disputes auraient tendance à agacer le lecteur. Cependant, certains dialogues sont vraiment utiles pour créer un effet d’attente. De plus, c’est grâce à eux que l’œuvre atteint encore un autre niveau dans l’originalité : car certains échanges sont vraiment comiques, ce qui est complètement inattendu dans un tel roman, j’ai vraiment été surprise ! Les domestiques sont vraiment gauches et trouillard, et leur présence fait tache dans cette histoire où tout semble s’accorder avec la plus parfaite tragédie. L’auteur mélange volontairement le noble et le trivial, ce qui augmente encore plus la confusion du lecteur qui ne sait pas dans quel château de fous il est tombé !

Ainsi Le Château d’Otrante et une lecture courte mais intense en émotions : je vous le garantis. Une ambiance macabre à renfort d’apparitions bien glauques bouscule la rationalité des personnages, et l’obstination du prince Manfred à se ruer vers la catastrophe saura faire tenir le lecteur en haleine, jusqu’à la fin fatale. J’ai adoré ce livre même si son aspect trop théâtral m’a semblé dommage dans la mesure où il le réduit dans le temps et dans l’espace. En tout cas, l’originalité du parti pris de la mixité générique et surtout l’innovation de l’auteur m’ont vraiment séduite.

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Bilan du mois d’octobre 2016

Au mois d’octobre j’ai lu deux livres : un polar et un comic. J’ai donc eu le courage de venir à bout d’Hortense de Jacques Expert, une lecture que j’ai vraiment détestée. C’est un thriller sans queue ni tête que j’ai pourtant lu en entier parce que j’étais curieuse de connaître la fin. Je n’ai pas grand chose à dire de plus sur ce « roman », je sais qu’il a pourtant de bonnes critiques, et je ne comprends vraiment pas pourquoi… Mal écrit, incohérent, interminable… Bref, j’ai enchaîné avec le tome 11 de Walking Dead, un des meilleurs de la série jusqu’ici !

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